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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:32

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Comme il a bien gelé cette nuit et que cela ne donne pas spécialement envie de s'agiter pour quoique ce soit, je vais vite concocter un petit article qui reprend la vie de nos anciens .

Je parle de nos ancêtres vivant sous Louis-Philippe ou Napoléon III et de leur maison. Alors dans un château ou une chaumière ? Chaumière bien sûr, humbles pour la plupart.

Mais chaumière ou château, la maison était avant tout un symbole, lieu ou l'on habitait en permanence. C'était le bien le plus précieux du patrimoine qui  revenait  en général au fils ainé.

Son toit était en chaume, les plus aisés pouvant opter pour des couvertures de tuiles de terre cuite ou de bois ou encore de pierres plates.Mais cela dépendait aussi des régions dans lesquels ils se trouvaient. Toits surmontés chez les nobles de girouettes : signe d'autorité et de pouvoir.

Les murs étaient épais de près de 60 centimètres, en pierre souvent apparentes, parfois en torchis étayés au Moyen-Age de "colonnages" de bois, qui sont les colombages d'aujourd'hui comme l'image ci-dessus.

Peu de crépis, sauf dans le Midi ou on  peut trouver des revêtements à la chaux, telle qu'on l'utilisait déjà au Moyen-Age pour les murs des églises appelés d'ailleurs "blancs-manteaux". Mais les pignons exposés aux pluies étaient recouverts de tuiles d'ardoises ou de châteigniers.

Les rares fenêtres avaient des croisées de bois qui ne s'ouvraient pas forcément et manquaient cruellement de vitres. Souvent, que des grandes  ouvertures fermées par un "contrevent" qui n'était rien d'autre qu'un volet de bois plein.

Enfin bien plus tard  "les persiennes" permirent d'arrêter les rayons du soleil tout en laissant passer l'air. Le verre à vitres était rare donc très cher. Ce n'est qu'au XIVe siècle que fût  fondée la première verrerie à vitres à Bézu la Forêt dans le Vexin normand.

Nos aieuls paysans se protégeaient donc avec des toiles cirées et jusqu'au XVIIIe siècle de papiers huilés entourés de grillages.

Pourquoi ce choix du chaume pour les toits ?  Fait à partir de roseaux ou de paille, il  était peu cher et costaud. Fait dans les règles de l'art et par un bon artisan, une couverture pouvait résister cinquante ans à  la pluie au gel et à la tempête.Sans oublier son rôle d'isolant : frais en été chaud l'hiver.

Mais malheureusement, car bien sûr il y a un hic, c'est que le chaume est très combustible permettant facilement de nombreux incendies toujours dramatiques. Car pas d'eau ni pompiers. Ces derniers ne se montreront qu'au début du XIXe siècle. Et encore, il a fallu qu'il y ait un incendie à l'ambassade d'Autriche lors du remariage de Napoléon avec Marie Louise.Les camions eux d'abord tirés par les chevaux, n'interviendront qu'à partir du Second Empire et uniquement dans les grandes villes.

Alors sans eau ni pompiers, mais parfois avec le vent le feu avait vite fait de se propager aux maisons voisines puis tout le village.Dans les archives paroissiales antérieures à la Révolution, sont recensés treize incendies dans le département de l'Ain, un des plus grands ayant détruit en septembre 1670, une partie de la ville de Chatillon-sur-Chalaronne (102 maisons). Certains prêtres insistaient sur la pénurie des moyens comme Curciat-Dongalon en 1731 "faute d'eaux, l'on n'a pu assoupir ledit feu qu'à force de jetter du vin".........Qu'est qu'ils devaient boire en ce temps là.....!

Leurs maisons devenues un petit tas de cendres, ils appelaient vite l'assurance. Oh pardon, je me suis trompée d'époque.Il n'y en avait pas bien sûr. Ils étaient ruinés, un paysan ou un artisan indépendant devenait "manouvrier" payé à la journée.

Ils allaient à travers les chemins, durant de longues années parfois tout le restant de leur vie comme "quêteurs de brûlé"  en demandant l'aumône et brandissant un certificat établi par leur curé  certifiant leurs malheurs, ceci surtout pour ne pas être confondus avec les vagabonds, ces gens "sans feu ni lieu" qu'on craignait tant.

En relisant mon article, je me rends compte que j'ai été trop longue, j'ai dû en ennuyer ou décourager certains, et m'en excuse. Mais, ces destins si fragiles et parfois cruels, cette vie si dure et somme toute pas si lointaine me fait toucher du doigt tout notre confort, notre sécurité aussi. Aujourd'hui un incendie est un traumatisme certes mais il ne saccage pas toute une vie. On reconstruit bien vite avec l'aide de l'assurance en tout cas, il n'est pas impossible de rebondir.

Je vous souhaite un excellent dimanche. Ici, il fait vraiment froid pour le début du printemps. Je crois même que je vais renourrir les oiseaux....

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commentaires

Marylou 25/03/2011 17:19



elle est superbe cette chaumière (maison à toit de chaume) elle semble sortie tout droit d'un conte de fée...



annieL 24/03/2011 16:20



Merci pour ces renseignements



geo 24/03/2011 04:07



bonjour  Anilou ;  je passe te remercier pour ton gentil commentaire,j ai été absent pendant deux jours car j ai fait tous mes semis de printemps  j en ai profité car le temps
est magifique.pour mon objet c est bien un coffret renfermant des bijoux et l or des chefs touaregs que l on nomme les hommes bleus du desert il y a deux ans  un de ces coffrets a été
retrouvé dans le  sahara occidental renfermant une fortune estimée a 1,2 million d euros en lingots avec tous les document de son proprietaire. je te souhaite une tres belle
et agréable journée  gros bisous @bientot
Michel                                                




orpha08 23/03/2011 21:54






 un peu long mais interessant. certes maintenant l'assurance permet de reconstruire, mais les souvenirs (surtout les photos) sont irremplaçables. c'est toujours à ça que je pense quand on
évoque les incendies ....


Bonne fin de semaine Anilou.



jethro 22/03/2011 22:39



reçois l'assurance de mes amitiés ....super intéressant tes articles ....



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