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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:12
Cet article m'a particulièrement interpellée, beaucoup de progrès malgré tout :



§ 
Quelques exemples parmi tant d’autres. Quelques exemples qui montrent bien que c’est l’accès des filles à l’éducation qui lance le mouvement. Rappelons à ce titre les actions en ce sens que continue à mener l’AFFDU (Association des femmes françaises diplômées d’université, créée en 1919), association reconnue d’utilité publique, tant en France qu’à l’étranger. La parité n’est pas encore gagnée.

  On commence par les enfants et les sportives...

§            Si les robes commencent à raccourcir à partir de 1870, c’est seulement pour les fillettes : le tissu s’arrête désormais aux genoux au lieu de descendre aux chevilles, mais le corps de la robe reste souvent corseté et la jupe garde une tournure semi-rigide sous la toile.         

          En 1912, aux Jeux olympiques de Stockholm, la championne du monde Anne Kellerman ose porter pour l’épreuve de natation le maillot une pièce au lieu du caleçon en tricot couvrant le corps des mollets jusqu’aux coudes ! Elle fait scandale mais école aussi.

          Progressivement, le costume de bain va découvrir les épaules et les jambes. Dans les années 1930, même si le maillot est toujours une pièce, il semble en comporter deux car il est de deux couleurs différentes, la taille servant de ligne de démarcation.

          Toujours dans les années 1930, Suzanne Langlen, directrice du département sport de la maison Yvonne May, lance pour le tennis des petites jupes blanches courtes, souvent plissées, que l’on s’accorde à trouver à la fois pratiques et fort gracieuses.

On se dénude pour raisons de guerre

§            Avant 1914, les jupes descendent aux chevilles. Après 1918, elles s’arrêtent aux mollets. Entre les deux : la guerre et ses impératifs d’économie de tissu. 

       Les contrecoups du conflit ne s’arrêtent pas là, mais touchent aussi les corsets. Depuis la fin du XIXe siècle en effet, les baleines des corsets n’étaient plus en fanons de cétacés mais en acier flexible. Et comme les belligérants manquent d’acier, ils incitent les femmes à participer à l’effort de guerre en abandonnant leur corset et en en donnant l’acier pour la fabrication des armes ! Ridicule ? Pas du tout, car chaque pays parvient ainsi à économiser plusieurs tonnes d’acier.

          Aujourd’hui, on retient souvent le nom des grands couturiers des années 1920 « libérant la silhouette » et dessinant des robes longilignes, mais on oublie toujours que les états-majors avaient largement amorcé la mode…

          La Seconde Guerre mondiale raccourcit encore un peu les jupes et les robes, qui restent cependant en dessous du genou. Les restrictions des années d’occupation suppriment souvent les bas, faute d’approvisionnement ; on les remplace fictivement par le fameux trait de crayon noir vertical à l’arrière de la jambe… pour faire croire qu’il s’agit de la couture d’un bas qu’on aurait réussi à se procurer.

§  pour libérer ses mouvements...

 

§            En 1965, la couturière anglaise Mary Quant lance sa minirobe (ou minijupe) ultracourte, qui ne descend plus ni aux chevilles, ni aux mollets ni aux genoux mais au ras des fesses, accompagnée d’un collant blanc opaque en matière synthétique nouvelle.

          Disparus les tissus longs et lourds, les bas, les jarretelles et les porte-jarretelles : le mouvement des jambes est désormais totalement libéré et le collant définitivement entré dans les garde-robes féminines.

          À la fin des années 1990, c’est la taille qui se lâche : les ceintures se font basses, les tee-shirts et débardeurs se font courts et le ventre montre son nombril en toute liberté. Très prosaïquement, disons qu’il n’y a plus besoin de desserrer une ceinture d’un cran après un repas un peu trop copieux…

§  ... ou pour se libérer

§            Le bikini, ce fameux maillot de bain deux pièces qui ne cache plus que l’essentiel doit son nom à ses créateurs, Louis Réart et Jacques Heim. Ils l’ont imaginé en 1946, quelques jours après le premier essai nucléaire américain sur l’atoll de Bikini, et l’ont défini comme « le plus petit maillot de bain du monde ».

          Il connaît un succès extraordinaire et reste le leader incontesté des plages, même si, dans les années 1970, apparaît le monokini. Celui-ci s’affiche comme le symbole de la libération de la femme et fait largement parler de lui.

          Disons-le tout net : l’ampleur du scandale est inversement proportionnelle à celle du tissu ! Ouf , on a eu chaud... C'est fini tous ces carcans et à présent, on s'habille comme on veut, même plus besoin de suivre la mode, on fait sa propre mode, on invente, on customise... Dans ce domaine, je trouve même qu'on a de la chance car nos pauvres hommes me paraissent souvent tristounets surtout dans le cadre du travail où il ne faut  guère trop de couleur ou de fantaisie et c'est bien dommage. A bientôt et au plaisir de vous lire.

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commentaires

annie 15/03/2010 19:19


ton article est très interessant et c'est bien de voir que la mode est maintenant adpatée à toutes les morphologies, tous les ages. Les femmes d'age mur n'ont plus l'air de mémé mais peuvent mettre
des couleurs et des tenues jeunes, faire du sport
Que penser de la Burka, ca c'est un autre problème, et sans aller aussi loin des jeuens femmes voilées !


ANILOU 16/03/2010 11:54


Si elles avaient le droit de goûter à la liberté des mouvements, au plaisir de choisir une tenue pour ses couleurs ou son tissu, elles n'hésiteraient pas une seconde. La plupart sont obligées,
quant aux autres volontaires, il y en a, moi personnellement cette radicalisation m'inquiète car elle augmente ou alors est-ce de la provoc ? Cela fait peur aussi aux filles maghrébines
parfaitement intégrées qui ne comprennent pas. Passe une bonne journée bisous


dan-ema 12/03/2010 13:52


oui, maintenant les femmes s'habillent comme elles veulent, en France, cela fait sans doute aussi partie des acquis de mai 68. Mais ailleurs, dans le monde ??? Bisous, à +++
dan-ema.


mariellen 10/03/2010 19:51


ah, la mode !!! et même aujourd'hui, pourtant même en portant un pantalon, on montre ses fesses ! bisous, mariellen


pistache031 10/03/2010 12:52


coucou la belle..et oui, aujourd'hui on a plus de liberté pour e vetir..ou dévétir hihi.mais à la campagne quand même..c'est pas toujours évident, il faut accepter le regard des autres..!il est à
remarquer aussi bien souvent que moins y'a de tissu plus c'est cher..(je pense au strinbg!!..)..a ce demander ce qu'ils font payer!..tu viens de faire une belle rétrospective de la mode dis
donc..peut être que je garderai l'idée pour le futur "défilé de mode "mod'and récup' ils'apelle...bisousss et bonne journée


Danielle 09/03/2010 22:33


Il est vrai que de nos jours on imagine difficilement la lente progression de la liberté vestimentaire. Quel soulagement pour les femmes quand les corsets qui les étouffaient ont progressivement
disparus. Ah, bien sûr, la taille semblait fine mais le confort !! Et ces robes qui trainaient par terre, ramassant toutes les saletés qui maculaient les pavés des rues, les balayeurs devaient en
être reconnaissants. L'été devait être la saison détestée des femmes étouffées par leurs bustiers et l'entassement des jupons, engoncées dans ces tissus collés au corps. Déjà, la seconde guerre
mondiale, en leur permettant de raccourcir les robes a du représenter un grand soulagement. Quant aux maillots, je me souviens de Dalida chantant "Bikini" et de notre B.B. nationale  qui
avaient soulevé des critiques acerbes mais aussi fait pas mal d'envieuses et quel regard des hommes sur la plage ! Le port des bas et des porte-jarretelles indispensables était contraignant. Le
collant a été une véritable révolution, vite adopté par les femmes. Quelle libératiion, quel bien-être. Les femmes qui portaient des pantalons choquaient dans les rues, presque considérées comme
des "femmes de mauvaise vie, vulgaires" comme disait ma grand-mère. On imagine difficilement, de nos jours, ce qu'ont dû affronter nos aïeulles et même nos mères pour imposer un certain bien-être
et la liberté de s'habiller confortablement, ce qui n'empêche aucunement l'élégance. La grande majorité des jeunes filles actuelles sont en Jeans mais si elles savaient la volonté dont ont du faire
preuve nos ainées pour en arriver là. C'est bien d'attirer notre attention sur ce qui nous semble évident mais dont la lutte a été rude. Merci Anilou, que de souvenirs tu fais remonter en surface
chez les personnes que nous appellerons pudiquement "à l'automne de leur vie". Gros bisous. Danielle


ANILOU 10/03/2010 16:45



Ton gentil, commentaire complète efficacement mon article.... Sur le plan vestimentaire, il n'y a plus grand chose à souhaiter, on s'habille branchée, ou zen ou simple comme on veut et ça c'est
impeccable. Aujourd'hui, j'ai mis un sujet plus grâve, mais en même temps, il ne fautpas oublier...Bonne journée à toi bisous



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