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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:07



Ayant très peu de temps aujourd'hui à consacrer au blog, je n'ai toutefois pas oublié que c'est la Journée Mondiale de l'Eau. Alors, je partage avec vous ce clip vidéo trouvé sur YouTube qui lui rend hommage.
Je vous souhaite une bele journée ensoleillée. Ici, dans le centre il fait beau .
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 10:35
Simone Veil lors d'une réunion publique dans le cadre des élections municipales à Paris, le 27 février 2008.

J'avais fait un article sur son entrée à l'Académie Française et suite à une mauvaie manip tout est parti. Plus le courage ni le temps de recommencer. Alors je retiens juste ceci :
On a voulu la faire disparaître à 16 ans, et on la retrouve 66 ans plus tard chez "les immortels". Quelle revanche sur le destin.
Je vous souhaite un excellent week-end ensoleillé.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 18:47



Journée de peinture, ce matin, pour moi, ce qui permet de bien cogiter. Et je n’ai pu m’empêcher de repenser à cet horrible documentaire diffusé  hier soir sur la 2 « le jeu de la mort » qui met en cause le pouvoir de la télé et qui veut nous mettre en garde, contre ses débordements.

Bien sûr , lors d’une formation,j’avais eu l’occasion de refléchir à  l’expérience tentée à l’université de Yale par Stanley Milgram dans les années 60 pour tenter de comprendre les causes de la soumission aux nazis.

Christophe Nick a renouvelé  cette même  expérience  à la télé. 80 volontaires, n’ayant jamais participé à une émission télévisée,sont recrutés pour, soi-disant faire l’essai d’une nouvelle émission « La zone Xtrême ». Il n’y a rien à gagner. L’objectif , étant de poser un certain nombre de questions à un candidat (en réalité un complice, comédien de son état). Si le candidat ne sait pas ou fera  une erreur, il aura une sanction qui est....une décharge électrique allant de 80 à 460 volts.

Le « supposé » candidat est dans une espèce de bulle, invisible aux regards des questionneurs. On ne le voit pas mais on ENTEND : petits cris de douleurs au début, puis des hurlements et des suppliques demandant d’arrêter puis plus rien, le silence.

Bien sûr, certains obéiront pas de gaité de coeur cela se voit, mais ils le feront quand même, d’autres essaieront de tricher par une intonation différente lors de la bonne réponse...

Mais 80% des questionneurs iront au bout de ce qui est finalement une séance de torture. Sont-ils violents d’habitude ? non, alors des poltrons ? non ils ne font qu’obéir. Ils n’aiment pas du tout ce qu’ils font, certains voudraient même arrêter mais ils n’arrivent pas à désobéir à l’autorité représentée par les injonctions de l’animatrice du jeu et les exhortations du public, vrai celui-là.

Donc ? nous ne sommes pas en présence d’un canon de fusil appuyé sur la tempe, ni d' un harcèlement où se profile le chomâge au bout, non, nous sommes  juste sous l’emprise du pouvoir de la télé.

Jean-Léon  Beauvois, chercheur en psychologie sociale observe « un seul être confronté au pouvoir devient l’être le plus obéissant qui soit ». En effet, ils n’osent pas contredire l’animatrice, ils sont seuls face à elle et elle a l’air sympa.

Parmi les recrutés, 25% étaient de gros consommateurs de télé mais c’était pas forcément eux, les plus obéissants. Seuls 16 sur 80 arrêteront « le carnage ».

On peut penser que ces gens ont été manipulé certes, mais dès leur sortie du plateau, on leur explique qu’ils ont servi à une expérience et finalement, ils acceptent d’en parler après-coup.

Seuls trois d’entre eux refuseront de témoigner de leur ressenti. Aux « exécutants » l’équipe les rassure « ils étaient tout-àfait  normaux et la cause de cette obéissance est l’environnement.

Tous ces candidats ont été suivi par l’équipe du film après le tournage. La plupart pense que leur témoignage pourra servir à d’autres, cette expérience leur a beaucoup appris sur eux-même et certains sont prêts à recommencer.

Puis il y eut un débat que j’ai zappé très vite. Intéressant sûrement, mais les gens ne savent plus discuter sans se couper la parole ou s’invectiver.

Ce que j’en retiens  et que je savais déjà,c’est que la téléréalité est dangereuse et de plus en plus crée des comportements de masse. Que ce soit « le maillon faible » ou ce n’est pas le plus intelligent qui gagnait  mais le plus fourbe ; « Koh Lanta » ou ce n’est pas  le mérite mais la stratégie qui paye, « la Star Ac » qui monte des jeunes au sommet pour les laisser dégringoler aussi vite car celui qui croit que le succès arrive sans travail il se brûle les ailes. Si on n’y prête attention en choisissant bien les émissions, elle rend nos enfants oisifs, incapables de sens critique et persuadés que tout baigne sans efforts.

Et pourtant, il y a de bonnes émissions. A nous de  choisir. Si quelqu’un a vu ce documentaire, je serais ravie d’avoir son avis. Je vous souhaite une excellente soirée et demain, je finirai mes visites car je suis en retard.

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:19
stesse

Je n'ai pu m'empêcher de regarder ses obsèques retransmises hier à la télé. En général, j'évite ce genre de voyeurisme quand il s'agit d'unepersonne célèbre...mais là j'avais envie et je ne l'ai pas regretté. C'était d'une telle simplicité, sincérité aussi on avaitl'impression de communier tous ensemble. Chair de poule quand Francesca Solleville interpréta "Ma France" a capella, et tristesse en entendant l'immuable "que c'est beau la vie" d'Isabelle Aubret..Je pense qu'il aurait été heureux  de voir la foule entonner avec ferveur sa belle chanson "La montagne" pour clore une cérémonie on ne peut plus intime malgré les 5000 personnes présentes.
Pour la petite anecdote, j'ai appris que Brel avait failli acheter la maison d'à coté de celle de Ferrat. IL avait laissé un accompte et quand enfin disponible, il a voulu conclure l'achat le prix de la maison avait quadruplé. Alors, Brel a préféré y renoncer, et a reversé son accompte à la municipalité notamment pour les anciens. Belle anecdote...
Ceux qui ont apprécié sa superbe voix et ses messages ne l'oublieront pas car comme disait son frère "je crois que tu résisteras à la terrible épreuve du temps".
Je vais être moins présente sur les blogs il commence à faire plus doux, et avec les beaux jours cela signifie gratter la terre, planter replanter (car pas mal de dégats suite à la tempête) et pour moi repeindre toute une chambre et oui les "rafraichissements" continuent. C'est plaisant quand c'est fini mais au début c'est le bazar. Je viendrai vous lire lors des pauses... En attendant je vous souhaite une bonne journée..
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:12


Jean Ferrat nous a quitté. Beaucoup d’entre nous  sont tristes et connaissent ses chansons par coeur. Et quelles chansons... J’aurais pu accompagner l’article de "la rafle " par « Nuit et brouillard » ou passer « la femme est l’avenir de l’homme » pour la journée du 8 mars.

Chanteur engagé, toujours près de ceux qui luttent pour la liberté, durant 50 ans,  il a été le Compagnon de route du Parti communiste, sans jamais y avoir adhéré, il se méfiait de Moscou. Dans « Camarade », il dénonce l’invasion russe de Prague en 1968 ou dans « Bilan » il dément Georges Marchais qui déclare le « bilan globalement positif » des pays de l’Est.

  II a souvent écrit des textes engagés  dénonçant l’injustice et la misère, il a aussi rendu  hommage   à Louis Aragon à qui il a consacré son dernier album  en 1995. Auteur compositeur, il a interpreté près de 200 chansons empreintes de fraternité et d’amour Qui est resté indifférent à « La montagne » ou  « nous dormirons ensemble «  ou encore à «  Potemkine »  d’ailleurs interdit d’antenne en 1965, et cette interdiction persistera aux quand il s’inscrit sur la liste PCF en 1966 aux élections municipales de son village..

Mais cette loyauté politique date de son enfance. Car Jean Tenenbaum  (de son vrai nom)  a 11 ans lorsque son père, juif, émigré de Russie , est déporté à Auschwitz et y mourra.

Des  militants communistes alors,  lui sauveront la vie pendant l’Occupation et il leur en sera éternellement reconnaissant.

Il quitte la scène en 1972, il la fuit  car « trop dure physiquement » et évite  la télé « cette machine à vendre ». Il accepte toutefois d’y réapparaître en 2003 dans l’émission « Vivement  dimanche » où il dénonçait l’industrie du disque.

Il se retire à Antraigues-sur-Volane ,dans les années 70, un petit village de l’Ardèche où il s’installe avec sa femme la chanteuse Christine Sevre décédée depuis.

Toujours apprécié, sa dernière compilation, parue fin octobre 2009 est déjà disque de platine, elle arrive parmi les 10 compils les plus vendues   la preuve qu’il est toujours apprécié.

Il sera enterré aujourd'hui, dans son petit village entouré de ses fidèles amis.
Maintenant qu’il a rejoint Aragon et ses poètes , il doit chanter avec Férré, Brel Brassens ... c’est tout le bien qu’on lui souhaite.

Pour ceux qui l’appréciaient, France 3 propose une émission spéciale ce soir à 20 H 35, retraçant sa carrière en images chansons et interviews. France 2 proposera demain à 22 H 30 une soirée spéciale lui rendant hommage.

Et je ne peux m'empêcher de partager :


CAMARADE

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s'épanouissaient
Camarade, Camarade

C'est un nom terrible Camarade
C'est un nom terrible à dire
Quand, le temps d'une masc...arade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarades
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d'août s'obscurcit
Camarade, Camarade

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu'il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

Jean Ferrat

Je vous souhaite une belle soirée peut-être en compagnie de Jean Ferrat en espérant que l'émission ne le trahisse pas comme parfois certaines retrospectives où on ne retrouve pas du tout la personne aimée. Vous me direz vos impressions, je compte sur vous....

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 16:10


Bizarre, je comptais passer vous voir et répondre à vos coms. Je n'ai pu que vous lire mais pas accès aux commentaires. Va savoir pourquoi. Du coup, je vous laisse un jeu de mots que vous connaissez sûrement la plupart d'entre vous et je vous souhaite d'ors et déjà un bon week-end en espérant pouvoir répondre plus tard...

> Il était une fois quatre individus qu'on appelait
>
Tout le monde - Quelqu'un - Chacun et Personne.
>  
> Il y avait un important travail à faire,
> Et on a demandé à
Tout le monde de le faire.
>
Tout le monde était persuadé que Quelqu'un le ferait.
>
Chacun pouvait l'avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit.
>
Quelqu'un se fâcha car c'était le travail de Tout le monde !
>
Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire
>
Et Personne ne doutait que Quelqu'un le ferait… 
 
> En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun
> Parce que
Personne n'avait fait ce que Quelqu'un aurait pu faire.

>
*** MORALITÉ ***  >
>
Sans vouloir le reprocher à Tout le monde,
> Il serait bon que
Chacun
> Fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir
> Que
Quelqu'un le fera à sa place…
> Car l'expérience montre que
> Là où on attend
Quelqu'un,
> Généralement on ne trouve Personne !>
>
Je vais le transférer à tout le monde afin que chacun puisse
> l'envoyer à
quelqu'un sans oublier personne...
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 14:27

Donc pour finir mon article sur , cette fois, le film « la rafle », ajoutons quelques rectifications rappelées par le C.E.R.C.I.L. concernant le camp de Beaune-la-Rolande.

Les enfants : il faut savoir que les Allemands ne songeaient pas encore en juillet 1942 à arrêter les enfants juifs. Mais la police de Vichy fait du zèle et en rafle plusieurs milliers. Et c’est Pierre Laval qui propose de déporter également les enfants avec leurs mères.  Mais pour cela, il faut d’abord obtenir l’accord de Berlin qui n’arrive pas.... En attendant cet accord, on interne donc ces familles dans les camps du Loiret. Et fin juillet 1942, les adultes vont être déportés conformément au programme de déportation et  aux accords signés entre les autorités allemandes et françaises. C’est à ce moment là que les enfants seront séparés de leurs mères et livrés à eux-mêmes dans un désespoir et un dénuement absolus.Puis  ils seront déportés fin août 1942, via Drancy à Auschwitz-Birkenau et seront tous gazés dès leur arrivée. Aucun ne survivra. Quelques uns, très peu ont évité la déportation tel Joseph Weissmann dont le film retrace l’histoire ou Annette Muller que son père a réussi à extirper de Drancy. Elle a d’ailleurs écrit un livre « la petite fille du Vel d’Hiv » Edition du CERCIL où elle raconte son arrestation à 9 ans, son transfert au camp, la déportation de sa mère et sa vie et celle des  autres enfants une fois seule au camp... Le récit de la séparation mères-enfants est terrible.

« Tout le monde s’est  rassemblé au milieu du camp. Les enfants s’accrochaient aux mères, les tiraient par leurs robes. A coups de crosse, de matraque, de jets d’eau glacée, on a voulu nous séparer. C’était une bousculade sauvage, des cris, des pleurs, des hurlements de douleur. Les gendarmes arrachaient les vêtements des femmes, cherchant encore des bijoux ou de l’argent. Puis, soudain un grand silence. D’un côté des centaines d’enfants, de l’autre les mères et les plus grands »...

Le film retrace avec fidélité la violence inouie de cette séparation mère-enfants. Mais il montre une intervention allemande alors « qu’ils ne sont pas entrés à ce moment là dans le camp » rappele Hélène Mouchard Zay présidente du CERCIL. « Celle-ci a été effectuée par les gendarmes français qui gardaient le camp de Beaune-la-Rolande, géré par la préfecture d’Orléans »

Elle ajoute « c’est une inexactitude qui n’est pas mince, car elle met en cause le rôle réel des uns et des autres, alors que la complicité et la responsabilité de Vichy étaient écrasantes »

Les habitants : le camp de Beaune-la-Rolande a  été reconstitué en Hongrie pour les scènes du film. (Ici, il ne reste plus rien). Là encore Hélène Mouchard-Zay rectifie « le film montre le camp au milieu d’une forêt alors qu’il était pratiquement dans le village » et cela change tout. « Il y avait des habitants autour. Et la question de la population locale est passée sous silence » Dommage !!

Nathalie Grenon directrice du CERCIL  confirme que beaucoup d’habitants aux alentours ont été traumatisés par ce camp. Elle raconte un témoignage d’une femme qui lui a raconté sans vouloir être citée « qu’elle entendait encore, des années après, les mères et les enfants hurler lorsqu’ils ont été séparés. »

J’ajoute que j’ai fait cet article en me référant à celui de  Jacques Chavanes paru dans la République du Centre le 10 mars  et qui m’a éclaircie sur plusieurs points .

Donc sans polémiquer, car ce film est très important, pour la mémoire de nos jeunes, il est juste utile de se rappeler ces mises au point.

Je vous souhaite une bonne fin de journée et essaierai de venir vous lire à mon tour.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 14:25

Auschwitz. The infamous gateway into Auschwitz I, the original concentration/extermination camp was an old Polish military barracks. Arbeit Macht Frei (Work Makes you Free) - you can't get more cynical than that/Auschwitz con la puerta de infame y cinismo total...El Trabajo de hace libre. Originalmente, fue un cuartel para el ejercito polaco



Sujet d’actualité puisque le film « la rafle » sort aujourd’hui, je n’ai pas manqué  de visionner hier soir l’émission présentée par Marie Drucker  avec la collaboration de l’historien Max Gallo. sur la 2 et consacrée à la rafle du Vel’d’Hiv.

Rappelons le, s’il en est encore  besoin : les 16 et 17 juillet 1942  un peu plus de 3000 hommes, 5800 femmes et 4000 enfants sont arrêtés à Paris. En fait, très exactement 12844 juifs seront arrêtés à Paris, et emprisonnés sur ordre du gouvernement  français par des policiers français.  Ce qui fait dire à Serge Klarsfeld  avocat dont la vie entière a été vouée à la défense des déportés « la rafle  fut le moment le plus odieux et le plus terrible de notre histoire »

Ils seront « parqués »  dans des camps de transit de Pithiviers  et de  Beaune-la-Rolande  (les deux sont à 30 km de chez moi) ainsi qu’à Drancy. De là, ils partiront pour les camps de la mort...  Un exemple : 6000 juifs quittèrent Pithiviers  pour Auschwitz  pour y être éliminés.

Bref deux heures de reportages  d’archives de témoignages pour  nous  faire réaliser  l’horreur de ces évènements.

Y participait notamment  Serge Klarsfeld qui rappelle que cette rafle ne fut pas la seule, d’autres eurent lieu en zone occupée comme en zone libre .Répondant aux demandes allemandes, Vichy est tout simplement complice du IIIe Reich en arrêtant plus de 30 000 juifs etrangers et leurs enfants français durant tout l’été 1942, et  en  les abandonnant à la Gestapo pour être déportés. Pétain Laval et Bousquet  se rendront  coupables  d’un crime contre l’humanité encore présent  dans la mémoire collective.

Klarsfeld  est le conseiller historique du film « la rafle »  car pour lui il s’agit d’un film référence. Film qui montre le désarroi  des familles juives et la souffrance de tous ces enfants séparés de leurs parents. Ce rôle lui a permis, entre autre à veiller  à l’authenticité des faits.

Certainement que ce rôle devait lui être dévolu car il a consacré sa vie à retrouver la trace de tous ces gens arrêtés pour qu’ils ne soient pas oubliés. Il a retrouvé près de 1500 photos d’enfants  emprisonnés au Vel’d’Hiv’. Mais de la tragédie elle même, il faut savoir qu’il n’existe aucune image sauf une seule où on voit l’extérieur du vélodrome avec tous les autobus placés devant..Klarsfeld ajoute « s’il y avait eu des images de la rafle, si l’on avait vu les 4000 enfants, les uniformes français, on aurait compris plus vite l’importance et les conséquences de ce drâme. Et l’on aurait gagné trente ans de lutte »....

Car, il a passé son existence à traquer patiemment les nazis responsables de la déportation juive, secondé en cela par l’appui inconditionnel de son épouse( pourtant une allemande mais comme elle dit « née en 1939)....

La soirée s’articule autour de témoignages des survivants comme Joseph Weissmann ou Anna Traube qui ont vécu cette rafle et dont le film retrace l’histoire, ou encore de  Boris Cyrulnik échappé à 9 ans et qui explique son acte « car si dès sa naissance, autour de vous on vous donne confiance en vous alors on en est capable »....

Il y  a eu beaucoup d’autres participants à l’émission mais ceux-là m’ont particulièrement émue.

Près de chez moi, le CERCIL (centre d’études sur les camps d’internement du Loiret) regrette certaines inexactitudes historiques dans la deuxième partie du film, car admet le CERCIL jusqu’à la sortie du Vél’d’Hiv’ tout  est exact et bien reconstitué. Mais en ce qui concerne le camp de Beaune la Rolande il y a des erreurs certaines à rectifier,  ce que je ferai demain pour éviter d’être trop longue aujourd'hui.

Ce que je veux ajouter, c’est qu’il est facile en temps de paix d’affirmer qu’on aurait été du bon côté, en ces temps troublés et terribles d’occupation allemande, je ne sais absolument pas si j’aurais eu le courage de cacher un juif, mais en tout cas une chose dont je suis sûre, c’est que jamais au grand jamais je n’aurais pu  les dénoncer par téléphone ou lettre comme certains ont su le faire ( en voisin de palier par exemple). Il faut aussi ajouter que certains policiers ont prévenu courageusement la veille  des familles  de la rafle, tous n’étaient pas des  « collabos » mais beaucoup ont fait du zèle. N’avaient-ils pas des enfants quand ils rentraient chez eux? Que pouvaient-ils ressentir alors ?  Et n’oublions pas « les justes »dont le courage a permis d'en sauver plus d’un.

La tornade dort « d’un oeil » mon article est terminé. Je sais ce qui m’attend, jouer à cache cache et à la sorcière dans le but de l’épuiser mais en général c’est raté car elle adore et moi ça m’épuise. Les enfants ne font-ils donc plus de sieste à mon époque ? En tout cas, je vous souhaite un bon après-midi.

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:12
Cet article m'a particulièrement interpellée, beaucoup de progrès malgré tout :



§ 
Quelques exemples parmi tant d’autres. Quelques exemples qui montrent bien que c’est l’accès des filles à l’éducation qui lance le mouvement. Rappelons à ce titre les actions en ce sens que continue à mener l’AFFDU (Association des femmes françaises diplômées d’université, créée en 1919), association reconnue d’utilité publique, tant en France qu’à l’étranger. La parité n’est pas encore gagnée.

  On commence par les enfants et les sportives...

§            Si les robes commencent à raccourcir à partir de 1870, c’est seulement pour les fillettes : le tissu s’arrête désormais aux genoux au lieu de descendre aux chevilles, mais le corps de la robe reste souvent corseté et la jupe garde une tournure semi-rigide sous la toile.         

          En 1912, aux Jeux olympiques de Stockholm, la championne du monde Anne Kellerman ose porter pour l’épreuve de natation le maillot une pièce au lieu du caleçon en tricot couvrant le corps des mollets jusqu’aux coudes ! Elle fait scandale mais école aussi.

          Progressivement, le costume de bain va découvrir les épaules et les jambes. Dans les années 1930, même si le maillot est toujours une pièce, il semble en comporter deux car il est de deux couleurs différentes, la taille servant de ligne de démarcation.

          Toujours dans les années 1930, Suzanne Langlen, directrice du département sport de la maison Yvonne May, lance pour le tennis des petites jupes blanches courtes, souvent plissées, que l’on s’accorde à trouver à la fois pratiques et fort gracieuses.

On se dénude pour raisons de guerre

§            Avant 1914, les jupes descendent aux chevilles. Après 1918, elles s’arrêtent aux mollets. Entre les deux : la guerre et ses impératifs d’économie de tissu. 

       Les contrecoups du conflit ne s’arrêtent pas là, mais touchent aussi les corsets. Depuis la fin du XIXe siècle en effet, les baleines des corsets n’étaient plus en fanons de cétacés mais en acier flexible. Et comme les belligérants manquent d’acier, ils incitent les femmes à participer à l’effort de guerre en abandonnant leur corset et en en donnant l’acier pour la fabrication des armes ! Ridicule ? Pas du tout, car chaque pays parvient ainsi à économiser plusieurs tonnes d’acier.

          Aujourd’hui, on retient souvent le nom des grands couturiers des années 1920 « libérant la silhouette » et dessinant des robes longilignes, mais on oublie toujours que les états-majors avaient largement amorcé la mode…

          La Seconde Guerre mondiale raccourcit encore un peu les jupes et les robes, qui restent cependant en dessous du genou. Les restrictions des années d’occupation suppriment souvent les bas, faute d’approvisionnement ; on les remplace fictivement par le fameux trait de crayon noir vertical à l’arrière de la jambe… pour faire croire qu’il s’agit de la couture d’un bas qu’on aurait réussi à se procurer.

§  pour libérer ses mouvements...

 

§            En 1965, la couturière anglaise Mary Quant lance sa minirobe (ou minijupe) ultracourte, qui ne descend plus ni aux chevilles, ni aux mollets ni aux genoux mais au ras des fesses, accompagnée d’un collant blanc opaque en matière synthétique nouvelle.

          Disparus les tissus longs et lourds, les bas, les jarretelles et les porte-jarretelles : le mouvement des jambes est désormais totalement libéré et le collant définitivement entré dans les garde-robes féminines.

          À la fin des années 1990, c’est la taille qui se lâche : les ceintures se font basses, les tee-shirts et débardeurs se font courts et le ventre montre son nombril en toute liberté. Très prosaïquement, disons qu’il n’y a plus besoin de desserrer une ceinture d’un cran après un repas un peu trop copieux…

§  ... ou pour se libérer

§            Le bikini, ce fameux maillot de bain deux pièces qui ne cache plus que l’essentiel doit son nom à ses créateurs, Louis Réart et Jacques Heim. Ils l’ont imaginé en 1946, quelques jours après le premier essai nucléaire américain sur l’atoll de Bikini, et l’ont défini comme « le plus petit maillot de bain du monde ».

          Il connaît un succès extraordinaire et reste le leader incontesté des plages, même si, dans les années 1970, apparaît le monokini. Celui-ci s’affiche comme le symbole de la libération de la femme et fait largement parler de lui.

          Disons-le tout net : l’ampleur du scandale est inversement proportionnelle à celle du tissu ! Ouf , on a eu chaud... C'est fini tous ces carcans et à présent, on s'habille comme on veut, même plus besoin de suivre la mode, on fait sa propre mode, on invente, on customise... Dans ce domaine, je trouve même qu'on a de la chance car nos pauvres hommes me paraissent souvent tristounets surtout dans le cadre du travail où il ne faut  guère trop de couleur ou de fantaisie et c'est bien dommage. A bientôt et au plaisir de vous lire.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:20


Aujourd’hui, journée de la femme . N’oublions pas. Beaucoup de choses laissent encore à désirer . Mais penchons nous d’abord sur nos acquis.

Il y a à peine un  peu plus d’un demi-siècle, il fallait l’autorisation de son mari pour aller travailler et on ne pouvait pas disposer librement de son salaire...Cela me laisse songeuse et presque incrédule.

Le droit de vote  pour les femmes  n’existe que depuis 1944 et le planning familial a été créé en 1956 par  le docteur Veil. Enfin, comme rappelé dans mon article précédent,  en 1974, l’adoption de la  loi Simone Veil qui  a permis de dépénaliser  l’avortement.

Et surtout n'oublions pas, en  1967, la précieuse loi Neuwirth permet enfin l’accès à la contraception, et franchement la possibilité d’avoir un enfant quand on veut me parait la principale victoire.

En 1992, Véronique Neiertz  fait voter la loi qui pénalise le harcèlement sexuel du travail, les violences familiales et les commandos anti-IVG.

L’émancipation de la femme s’explique aussi par la baisse de l’influence de l’église, la banalisation du travail féminin et par contre-coup  de son salaire, par le progrès aussi des moeurs et de l’individualisme.

D’autres mouvements  apparaissent toujours d’actualité :

« Depuis 2003, le mouvement français Ni putes ni soumises se

 veut avant tout interpeller sur la situation des

femmesnotamment dans les Cités, sans pour autant vouloir

être perçues comme féministes ou se réclamer, du moins

au départ, de cette appellation. Ses membres, surtout

originaires de banlieues, ont ainsi fait plus largement

connaître des problèmes comme les
mariages forcés
, les viols,

l'
excision
. L'association, présidée par Fadela Amara s'est


considérablement développée, comptant une soixantaine

de comités et plus de 10 000 bénévoles, mais a subi de

nombreux départs suite à l'entrée de Fadela Amara dans le

gouvernement Sarkozy. »

D’ailleurs à ce sujet, des militants de cette association ont défilé

place de la République à Paris, samedi avec deux jours d’avance.

en musique « des actes, pas des mots » les militants coiffés de


bonnets phrygiens, ont brandi des pancartes « ni voile, ni burka ».

Ils protestaient ( il y avait des hommes aussi) ainsi contre le retard

pris par le gouvernement à voter une loi interdisant la burka dans

les lieux publics, car signe d’un autre asservissement...

Il est vrai qu’il est grand temps de lutter « efficacement » contre

les violences faites aux femmes et aux enfants d’ailleurs quelque

soit la forme.

Beaucoup reste à faire, pour qu’on puisse parler d’égalité (niveau

des salaires, qualifications moindres, temps partiel souvent non

choisi et imposé, partage équitable des tâches non respecté etc)

Demain, je vous soumettrai  un texte trouvé sur internet à propos

des progrès dans notre  habillement et qui m’a paru  fort

intéressant donc, je le partagerai  avec vous .

Sur ce , je vous souhaite une excellente soirée et surtout dites moi

ce que vous en pensez car le sujet est passionnant non ? Ah mais !

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  • ANILOU
  • Têtue comme une alsacienne, j'aime la nature sous toutes ses formes et essaie de la respecter au maximum ainsi que les animaux,ma devise "la liberté de l'un s'arrête là où commence celle de l'autre" et je déteste l'hypocrisie
  • Têtue comme une alsacienne, j'aime la nature sous toutes ses formes et essaie de la respecter au maximum ainsi que les animaux,ma devise "la liberté de l'un s'arrête là où commence celle de l'autre" et je déteste l'hypocrisie

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