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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:07

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Alors avez vous tenu une heure, une heure seulement sans lumière, c'est à dire à la lueur d'une bougie ? On n'y voyait pas grand chose n'est ce pas ?  Tout comme chez nos anciens, il y a quelques siècles.

D'abord, parce que dans les chaumières rappelez vous, les vitres étaient en papier huilé ou en toile donc on voyait à peine le jour. Il n'y a que les riches maisons qui étaient dotées de vitraux à la fin du Moyen Age et les vraies vitres n'apparurent qu'à la fin d'Henri IV.

Mais autre détail. La grande pièce était enfumée car la cheminée tirait mal. D'où une atmosphère confinée et des teintes tristounettes.De plus, peu d'éclairage car très cher.

On s'éclairait en effet à la lampe à huile avec ses nombreuses contraintes : la remplir sans cesse, couper et remonter la mêche. Et l'huile était très coûteuse car fortement taxée.De ce fait, au Moyen Age, on lui préféra la chandelle.

On essayait de les économiser, vous savez les fameuses "économies de bouts de chandelle"... Les plus coûteuses étaient en corne, les plus courantes étaient obtenues à partir de graisses de boeuf ou de mouton dont les bouchers avaient le monopole avant l'apparition des marchands chandeliers. Il y avait des contrôles sévères pour décourager les fraudes de certains marchands malhonnêtes qui mélangeaient de la graisse de porc aux graisses "nobles" d'où fumées noires et malodorantes. Malgré tout, le suif coulait, graissait et fumait beaucoup...

Beaucoup de paysannes faisaient leur chandelles elles même, en faisant fondre la graisse de boeuf

Chez les plus aisés, on trouvait des cierges en cire d'abeille, brûlant lentement mais très coûteux, là encore. On trouvait de nombreux "marchands ciergiers" près des églises où l'on brulait journellement de nombreux cierges de toutes tailles.

Puis on leur préféra les bougies, avec de la bonne cire exportée de Bugaya (d'où son nom) en Kabilie, enfin  la diffusion du coton au XVIIIe siècle  favorisera la fabrication de mèches qui se consumeront mieux car de meilleure qualité.

Tous ces problèmes d'éclairage incitaient nos aieuls à règler leur vie sur le soleil, se levant et se couchant avec le soleil. On estimait donc l'aisance d'une famille d'après sa consommation de chandelles et de bougies, et n'était pas bien vue une maison trop éclairée, cela faisait jaser.....

Diverses sources d'éclairage apparaitront à partir du XIXe siècle, notamment la lampe à huile, suivie de la lampe à pétrole pour enfin aboutir à la fée électricité avec vraisemblablement comme évènement capital l'invention de l'ampoule électrique en 1879.

Je ne veux pas être trop longue, donc cet évènement capital sera pour la prochaine fois.

J'essairai d'aller vous voir mais le devoir m'appelle, je vais décaper du papier peint, toute une pièce, ça vous dit ? Mais il ne fait pas beau alors cela s'y prête bien... Par contre, cet après-midi, je m'échappe avec mon amie cinéphile, cela va être la surprise..... En attendant, je vous souhaite une belle journée . 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 18:41

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Oui J - 1 avant Earth Our.

Demain, si vous le voulez bien à 20 H 30, éteignons nos lumières durant une toute petite heure seulement pour lutter symboliquement contre le changement climatique.

Ceci n'est qu'un tout petit geste mais qui commence à s'étendre et à faire parler de lui.

Je vous souhaite d'ors et déjà un bon W.E. Si seulement la météo pouvait se tromper puisqu'elle nous annonce de la pluie pour dimanche.

Dès mardi, je retournerai vous lire, en attendant très bonne soirée et n'oubliez pas....

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 09:36

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Hé oui, on va encore changer d'heure.En principe, dans la nuit de samedi à dimanche, nous avancerons d'une heure le réveil...C'est à dire qu'en fait on a l'impression de perdre une heure de sommeil alors qu'en octobre cette précieuse heure nous est restituée.

Pendant longtemps, je me trompais avant qu'on m'explique un petit truc tout simple : en avril on avance d'une heure et en octobre on recule d'une heure.

Mais l'heure d'été n'est pas une invention récente. Déjà avant l'électricité,on cherchait à économiser les énergies employées pour se chauffer ou s'éclairer. Benjamin Franklin  en 1784, le préconisait déjà.

Mais cette suggestion fut repoussée, et finalement ce sera l'Allemagne en 1916, en pleine guerre mondiale, qui l'adoptera .La France en fera de même en 1917 puis y renoncera en 1945 pour finir par la réinstaurer en 1976, pour réduire les effets du choc pétrolier.

Cette fois, j'ai fait plus court.  Au fait, avez vous vu les "50 ans qui ont changé notre quotidien" hier soir sur M6 ?

Documentaire intéressant  qui raconte comment on est passé du panier au chariot, puis au clavier, minitel d'abord, ordinateur ensuite, comment on a préféré le supermarché à l'épicier du coin pour finir pour certains d'entre nous à commander dans des magasins virtuels. On payait souvent en liquide. Qui se rappelle que lors des premiers paiements par C.B., celle ci était conservée durant 24 heures....

Autre progrès. Le frigidaire, on donnait d'ailleurs des cours à la télé pour apprendre à l'utiliser rationnellement. Avant, on faisait ses courses plusieurs fois par semaine. Puis on a pu conserver ses aliments plusieurs mois avec l'arrivée des surgélateurs puis des congélateurs, pour les faire cuire à présent en quelques minutes avec un micro-ondes (pour celles qui le désirent....)

Je n'ai pas vu l'autre partie "Mon logement ma maison" car fatiguée et comme j'ai ma tornade cet après-midi, je me ménage....

J'essaierai de passer vous lire avant le W.E. et vous souhaite de bonnes journées ensoleillées. Pour l'instant le printemps tient ses promesses

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:32

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Comme il a bien gelé cette nuit et que cela ne donne pas spécialement envie de s'agiter pour quoique ce soit, je vais vite concocter un petit article qui reprend la vie de nos anciens .

Je parle de nos ancêtres vivant sous Louis-Philippe ou Napoléon III et de leur maison. Alors dans un château ou une chaumière ? Chaumière bien sûr, humbles pour la plupart.

Mais chaumière ou château, la maison était avant tout un symbole, lieu ou l'on habitait en permanence. C'était le bien le plus précieux du patrimoine qui  revenait  en général au fils ainé.

Son toit était en chaume, les plus aisés pouvant opter pour des couvertures de tuiles de terre cuite ou de bois ou encore de pierres plates.Mais cela dépendait aussi des régions dans lesquels ils se trouvaient. Toits surmontés chez les nobles de girouettes : signe d'autorité et de pouvoir.

Les murs étaient épais de près de 60 centimètres, en pierre souvent apparentes, parfois en torchis étayés au Moyen-Age de "colonnages" de bois, qui sont les colombages d'aujourd'hui comme l'image ci-dessus.

Peu de crépis, sauf dans le Midi ou on  peut trouver des revêtements à la chaux, telle qu'on l'utilisait déjà au Moyen-Age pour les murs des églises appelés d'ailleurs "blancs-manteaux". Mais les pignons exposés aux pluies étaient recouverts de tuiles d'ardoises ou de châteigniers.

Les rares fenêtres avaient des croisées de bois qui ne s'ouvraient pas forcément et manquaient cruellement de vitres. Souvent, que des grandes  ouvertures fermées par un "contrevent" qui n'était rien d'autre qu'un volet de bois plein.

Enfin bien plus tard  "les persiennes" permirent d'arrêter les rayons du soleil tout en laissant passer l'air. Le verre à vitres était rare donc très cher. Ce n'est qu'au XIVe siècle que fût  fondée la première verrerie à vitres à Bézu la Forêt dans le Vexin normand.

Nos aieuls paysans se protégeaient donc avec des toiles cirées et jusqu'au XVIIIe siècle de papiers huilés entourés de grillages.

Pourquoi ce choix du chaume pour les toits ?  Fait à partir de roseaux ou de paille, il  était peu cher et costaud. Fait dans les règles de l'art et par un bon artisan, une couverture pouvait résister cinquante ans à  la pluie au gel et à la tempête.Sans oublier son rôle d'isolant : frais en été chaud l'hiver.

Mais malheureusement, car bien sûr il y a un hic, c'est que le chaume est très combustible permettant facilement de nombreux incendies toujours dramatiques. Car pas d'eau ni pompiers. Ces derniers ne se montreront qu'au début du XIXe siècle. Et encore, il a fallu qu'il y ait un incendie à l'ambassade d'Autriche lors du remariage de Napoléon avec Marie Louise.Les camions eux d'abord tirés par les chevaux, n'interviendront qu'à partir du Second Empire et uniquement dans les grandes villes.

Alors sans eau ni pompiers, mais parfois avec le vent le feu avait vite fait de se propager aux maisons voisines puis tout le village.Dans les archives paroissiales antérieures à la Révolution, sont recensés treize incendies dans le département de l'Ain, un des plus grands ayant détruit en septembre 1670, une partie de la ville de Chatillon-sur-Chalaronne (102 maisons). Certains prêtres insistaient sur la pénurie des moyens comme Curciat-Dongalon en 1731 "faute d'eaux, l'on n'a pu assoupir ledit feu qu'à force de jetter du vin".........Qu'est qu'ils devaient boire en ce temps là.....!

Leurs maisons devenues un petit tas de cendres, ils appelaient vite l'assurance. Oh pardon, je me suis trompée d'époque.Il n'y en avait pas bien sûr. Ils étaient ruinés, un paysan ou un artisan indépendant devenait "manouvrier" payé à la journée.

Ils allaient à travers les chemins, durant de longues années parfois tout le restant de leur vie comme "quêteurs de brûlé"  en demandant l'aumône et brandissant un certificat établi par leur curé  certifiant leurs malheurs, ceci surtout pour ne pas être confondus avec les vagabonds, ces gens "sans feu ni lieu" qu'on craignait tant.

En relisant mon article, je me rends compte que j'ai été trop longue, j'ai dû en ennuyer ou décourager certains, et m'en excuse. Mais, ces destins si fragiles et parfois cruels, cette vie si dure et somme toute pas si lointaine me fait toucher du doigt tout notre confort, notre sécurité aussi. Aujourd'hui un incendie est un traumatisme certes mais il ne saccage pas toute une vie. On reconstruit bien vite avec l'aide de l'assurance en tout cas, il n'est pas impossible de rebondir.

Je vous souhaite un excellent dimanche. Ici, il fait vraiment froid pour le début du printemps. Je crois même que je vais renourrir les oiseaux....

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:51

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Je ne sais pas chez vous, mais aujourd'hui nous avons eu un temps particulièrement morose, contrairement à hier où il a fait très beau.Un temps idéal pour jardiner, et pourtant ce ne fût pas le cas. En effet, j'ai enmenné ma tornade voir Scooby-Do et je ne l'ai pas regretté. Je pensais surtout lui faire plaisir car elle adore ce dessin animé alors qu'il est bien vieux de quarante au moins..., et finalement je me suis prise au jeu.

Et  je ne me suis pas ennuyée. Ce cabot de chien a tenu ses promesses avec ses copains Sammy, Verra, Fred et Daphné. Lui et le Mystery gang ont mené une enquête des plus difficiles du niveau "des experts"...

En fait, ils partent tous en vacances sur une ile paradisiaque, mais un intrus va semer la panique, la Reine Pirate ou plutôt son fantôme. Si je vous dis qu'elle même était accompagnée de pirates tous plus patibulaires les uns que les autres, la description est complète. J'avoue qu'ils avaient des tenues à faire peur, mais il y a belle lurette que les enfants non plus peur....Et tous bien sûr étaient à la recherche d'un fabuleux trésor.

Il y avait donc des chorégraphies, des gags, des musiques entrainantes bref c'était très divertissant. Et quand je voyais ma tornade taper des mains se déhancher ainsi que tous les autres enfants, je me rappelle vaguement qu'à son âge j'étais sacrément empotée...  Bref un moment de complicité et de plaisir.J'allais oublier : c'est une mise en scène de Rémy Caccia.

Plus sérieux, la veille j'ai eu l'occasion d'aller voir "le discours d'un roi". Je pense qu'il est inutile de le présenter, surtout qu'il passe depuis un certain temps. Je voulais juste dire aux indécis (car les critiques n'ont pas toujours été bienveillantes) n'écoutez pas et n'hésitez pas, c'est un beau film émouvant.

Pour le reste de la semaine, je vais tâcher d'aller vous lire, souvent le temps me manque et c'est bien dommâge. Je vous souhaite une excellente soirée.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 17:26

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Chers manuscrits donc, qui nous permettent de replonger dans l'ancien temps.Mais pour cela, encore faut-il pouvoir les lire...et les décripter, car souvent écrits en dialecte ou patois.

Si notre familière  taie d'oreiller était facilement retrouvée sous taye d'orilieux, ailleurs elle s'appellera souille.... Plus facile, le plumon de Lorraine était un simple édredon. Selon la région, une garde-robe représentait une penderie et ailleurs un garde-robe voulait dire un tablier qui cachait la robe.

On veillait aussi à préciser le rôle tenu par chaque objet : par exemple on différenciait une pelle braisière (qui récupérait les cendres) d'une pelle à bêcher, ou encore d'une casse à frire (poêle) par rapport à une casse à eau qui n'était qu'un simple pot.

Expressions souvent désuètes voire inconnues  qui exigeront souvent des traductions dont voici quelques exemples :

une mée à patte : une maie pour pétrir la pâte

un corps de poulangy : un corsage de poulangis, étoffe à bas prix mélangeant chanvre et laine

un charnier de fouteau : un saloir en bois de hêtre

une vieille montée composée de dix marches : une échelle à dix barreaux

une presse à deux huisseaux : un bahut à deux serrures

une civière roulière : une brouette.

Et il y en a des tas d'autres toujours trouvées dans ce livre qui me passionne "Entrons chez nos ancêtres" de J.L. Beaucarnot.  

Je vous souhaite une bonne soirée, même si le moral n'y est pas trop car on ne peut qu'être bouleversé par ce drâme à répétitions qui anéantit les japonais. J'essaierai de passer vous lire dès que possible.

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 16:54

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Cela fait un moment que je ne suis pas passée. Des amis de passage, la petite tornade et les journées qui  filent vite. A présent, c'est plus calme, et on va pourvoir reprendre le suivi des fameux inventaires. Alors pourquoi la robe noire ? Il n'y avait d'ailleurs pas que les robes de triste, les inventaires font toucher du doigt une petite réalité, l'absence des couleurs surtout dans les milieux modestes, tout simplement parce que la teinture revenait très cher.

Tout d'abord les robes de mariées, et ceci jusqu'à la fin du XIXe siècle n'étaient jamais blanches, mais de couleur vive. Sauf que le bleu indigo, le jaune ou le rouge garance étaient hors de prix donc la plupart des mariées se rabattaient sur une robe noire qui étaut la couleur la moins chère.

Cela a changé à la fin du XIXe siècle, à la suite des apparitions de Lourdes  avec le culte de l'Immaculée Conception,où on a vu arriver les robes blanches.

Donc, rareté des couleurs ou couleurs ternes. Les inventaires parlent de rideaux "couleur feuille morte", couverture de lit "couleur de suye" ou "de fumée". Il n'y avait que chez les notables que l'on pouvait trouver des couleurs "citron" ou "rouge cramoisi" ou encore "orange"....

 

D'ailleurs en parlant toilettes, savez vous que nous les femmes nous sommes dans l'illégalité la plus complète ?

En effet, c'est l'homme qui doit porter la culotte et non la femme. Car qui porte la culotte représente l'autorité en l'occurence le chef de famille, et donc par définition l'homme.... (attention, c'est pas moi qui l'affirme....)

Même pas après la Révolution ? Non, car le 16 brumaire an IX (novembre 1800) le préfet de Paris imposa aux femmes désirant porter un pantalon de se présenter à la préfecture de police pour en retirer l'autorisation moyennant un certificat médical.

On ne peut alors que s'incliner devant l'obstination De George Sand qui s'habillait en homme pour faire de longues promenades à cheval ...

Par la suite,deux circulaires de 1892 et 1909, autoriseront le port du pantalon aux femmes "lorsque la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval". Sachant que cette loi est toujours d'actualité, on est donc toujours en infraction avec la loi... 

 

Ce qui ne m'empêche pas de vous souhaiter une bonne soirée...

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:35

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Quelques barques pour le thème de Douce France....

Bon week end à tous et que le temps vous soit clément.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 17:12

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On peut parler de développement durable et de recyclage chez nos anciens car rien n'était jeté contrairement à notre société de surabondance.

Le plus commun des objets représentait une certaine valeur. Un pied de meuble cassé était reconverti en manche d'outil ou au pire servait au moins à brûler dans la cheminée.On reprisait inlassablement les bas et les essuie-mains se retrouvaient chiffons voire pansements en temps de guerre. Dans ces inventaires, on pouvait même y trouver les mesures du fumier (notamment en Lorraine) témoins de l'opulence de la maison.

A leur lecture, on comprend mieux la folie de certaines acquisitions quand il s'agissait d'une modeste personne.

Par exemble vers 1730, une tabatière en argent représentait un mois de salaire pour un ouvrier non qualifié et plus de six mois pour une montre dorée avec chaîne.Remarquez, qu'une simple poêle à frire exigeait  à elle seule rien que trois jours de travail.

Quant au bétail, acquérir un boeuf représentait 5 à 10 mois de travail mais un cochon seulement deux semaines... On les mentionnait comme : meubles vifs.

Y figuraient également les dettes qui vous poursuivaient au délà de votre trépas. Notamment les frais funéraires destinés au curé.

Et, preuve que l'insécurité a toujours existé, on y trouve trace très souvent d'armes pour défendre son bien "fusil, pistolet hallebarde sabre . On avait pour habitude de cacher les biens précieux (plats en étain, linge chapeaux etc) dans des coffres.Coffres qu'on amenait dans les églises ou au château. On craignait surtout le passage de soldats mercenaires qui pillaient tout sur leur passage.

Par contre, on ne faisait pas souvent allusion à un "bas de laine" avec des pièces d'or, vu qu'ils vivaient beaucoup de troc mais aussi peut-être bien pour éviter la curiosité du fisc, car les taxes existaient...

Petite question : pourquoi la robe de mariée était souvent noire sur la  photo de nos grand-mères?

 Je vous le dirai la prochine fois...Si vous ne trouvez pas bien sûr.

Et j'espère pouvoir trouver du temps pour venir vous voir. Bonne soirée en attendant.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 09:54

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J'espère que votre week-end se déroule bien. A part le temps qui ici, est bien gris et maussade.

Revenons donc à ces actes,témoins de la vie de nos ancêtres. Pour les rédiger, rien n'était négligé : la maison avec toutes ses pièces puis les étages, du grenier à la cave, la cour et le jardin sans oublier les dépendances, les granges, écuries, étables, bergeries, porcheries et poulaillers à la campagne.

Précieux, ces actes nous plongent dans l'univers de nos ancêtres.Ils révèlent leur fortune leur mentalité, les coutumes,  leur quotidien et leur place dans la société.

Si vous avez la chance de posséder un de ces inventaires, vous comprendrez vite si votre ancêtre était riche ou pauvre, dominé ou dominant, selon qu'il s'agissait d'un riche châtelain ou d'un pauvre journalier.

Du premier restera un catalogue de luxe où seront répertoriés carafes et vases en cristal,meubles en marqueterie, bergères Louis XV, des superbes encyclopédies et des centaines de bonnes bouteilles de vin ou de mousseux.

Le deuxième ne témoignera que d'un poignant constat de pauvreté pour ne pas dire de misère.

Souvent, les lits ne sont que des simples caisses bourrés de paille. De ces inventaires, on ne retient la plupart du temps qu'une grande indigence.Si par exemple dans la liste "biens et effets"  ne figurait qu'une chemise, c'est que la deuxième était sur le mort qui avait été inhumé avec....

De nombreux adjectifs qualificatifs  renforcent cette description  des pauvres objets du quotidien :

mauvaise poêle à griller, marmite fêlée, marchepied défoncé, table vermoulue, méchant banc.

Ce qui m'a frappée c'est que nos ancêtres étaient extrêmement pauves Pour preuve, ces quelques lignes tirées d'un rapport du XVIIIe siècle émis par un médecin qui disait : "près des mares stagnantes et de fumiers dégoulinants, les uns couchent dans des huttes, sans linge, sur de la paille, les autres dans une salle commune, avec les animaux....."

Alors, quand je compare cettevie là à notre société de consommation et sachant que je ne descend pas d'un châtelain, je me dis quel chemin parcouru ! Quelle chance! Vous ne trouvez pas ?

Du coup, je vous souhaite une excellente soirée. 

 

 

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