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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 18:33

 

 

Mercredi, donc hier après-midi cinéma. Suis allée voir « Bébés »  produit par Alain Chabat et  filmé par Thomas Balnès. D’abord c’est une hisoire sans paroles mais chargée d’émotion, avec des cris, des gazouillis des rires et des pleurs. Et toujours, ce fil rouge de bout en bout du film, l’amour qui fait grandir les touts petits.

C’est un documentaire qui retrace la vie de quatre bébés en partant de leur naissance jusquà leurs premiers pas. C’est le choc entre les différentes  cultures et civilisations.

On y découvre Ponijao en Namibie et  Bayarjargal en Mongolie deux destins qui se ressemblent à mon avis.

Il y a aussi Mari au Japon à Tokio et  Hattie aux Etats-Unis  à Oakland, dont les  croissances  sont comparables.

Ponijao appartient à la tribu Himba, des éleveurs du nord-ouest de la Namibie. C’est la  petite dernière d’une famille de dix enfants, elle évolue en toute liberté devant  la case mais sa mère n’est jamais bien loin. Aventurière et joviale,  rien ne lui fait peur, le monde lui appartient. Partisans de l’hygiène, fermez les yeux, quand elle saisit l’os du chien pour le sucer consciencieusement ou qu’elle lêche longuement sa langue...

Bayarjargal, lui vit dans une yourte. Et c’est pour lui, qu’on tremble le plus.Fesses à l’air, il erre à l’aventure au milieu de la nature, ou  seul dans la yourte, attaché par un  fil à une cheville  pour délimiter son périmètre de découvertes et d’expériences. Amateurs du tout sécuritaire s’abstenir....On n’arrête pas d’avoir peur pour lui... Surtout quand il se faufile entre les pattes du troupeau qui est assoiffé, ou lorsqu’il franchit seul, tout tremblant le porche de sa petite maison pour affronter le monde extérieur.

Sûr que ces deux destinées là seront bien moins chouchoutées que les deux suivantes mais elles ne sont pas moins aimées pour autant...

Mari  la petite japonaise tout comme la petite américaine va en crêche,au zoo, au parc avec de beaux habits. Complice avec son chat,elle explore avidemment ses jouets et pique de grosses colères de désespoir quand elle n’arrive pas à bout d’un exercice tel passer un baton au centre d’un anneau.. Petite reine d’un jour, elle est gâtée choyée pour son premier anniversaire.

Hattie elle, est l’enfant unique d’un couple aisé et bénéficie de tout le confort  voire le superflu. Elle est sans cesse sollicitée par ses parents : lectures chansons promenades et jeux. Déjà très éveillée elle sait ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas notamment question nourriture. Elle apprécie la douche mais pas le Jacuzzi...

En fait ce film retrace une année durant  toutes les « premières fois »  avec l’émoi et l’angoisse parfois que cela suscite. Alain Chabat parle de « doc animalier sur les bébés ». On peut dire que c’est réussi, petit clin d’oeil à la fin, on a le plaisir de voir ces enfants ayant bien grandi (ouf !) et toujours aussi malicieux...Un vrai bonheur.

Je vous souhaite une belle soirée, souriez C’EST L’ETE....

 

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:07

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J’espère que vous allez bien, il suffit d’avoir une douleur quelque part, pour que la santé tout à coup devienne le bien le plus précieux.

Ne pouvant pas faire grand chose, je suis allée au cinéma bien entourée car outre mon amie argentine, il y avait une brésilienne et une mexicaine (venues en vacances chez elle) ce sont des filles très gaies et j’admire leurs habits bariolés cela met de la gaité tout de suite.

Nous  avons vu « la tête en friche ». Et je n’ai pas regretté ma sortie, je vais  vous en toucher quelques mots, mais je ne serai pas trop longue, car je tape d’un doigt....

Il s’agit d’une étude de moeurs de  Jean Becker, le réalisateur  du joli film  « les enfants du marais », vous vous en souvenez sûrement. Là aussi ,on trouve toute une panoplie de sentiments et des bons interprètes.

On retrouve, entre autre,  un Gérard Depardieu imposant et fragile, la délicieuse Gisèle Casadesus, petite femme de 95 ans, la doyenne des comédiennes françaises , il y a aussi Régis Laspalès en instituteur et Mauranne en patronne de bistro.

Faut dire que Jean Becker est le fils de Jacques Becker, celui qui a réalisé en son temps Casque d’Or, donc même tendresse pour  l’humanité et toute la palette des sentments qu’elle peut ressentir.

Film simple mais oh combien touchant.

Et l’histoire alors, me direz vous ?

Et bien, un  jour, Germain,  un homme simple et un peu fruste, rencontre une vieille dame sur un banc et qui parle aux pigeons. C’est Margueritte   qui, au fil des conversations décide de lui faire découvrir la lecture. Au cours de ces rencontres émergent des souvenirs douloureux. Car, Germain  est un écorché vif, houspillé toute sa vie par, une mére frivole et pochtronne, un instituteur humiliant,  et des copains de bistrot qui le traitent de simple d’esprit.

Et pourtant entre cet homme massif et simple et cette fragile vieille dame cultivée, le miracle a lieu.

Après lui avoir fait la lecture à haute voix de « la peste » de Camus ou « la promesse de l’Aube »  de Gary , Germain accepte  enfin de lire, prend confiance en lui, il entre dans ce monde inconnu et qui lui fait peur... Je ne vous raconte pas la fin, ce serait dommage....Mais tout finit bien comme un conte de fée.

Ce film m’a particulièrement parlé, car instruisant des enfants en grande difficulté, ils arrivaient souvent en disant « je suis nul » et la difficulé n’était pas tant de les faire apprendre mais il s’agissait surtout de leur redonner confiance en eux.

Je n’ose pas vous souhaiter du beau temps (il est parti...) mais une bonne soirée.

 

 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 08:38

 

Il  fait beau ce matin, je ne vais donc pas m’attarder sur les blogs. Beaucoup de travaux extérieurs m’attendant...Notamment une cour tristounette qui réclame son désherbage (à la sarclette bien sûr) et un petit maquillage de fleurs

Mais je vais vous parler d’un film que j’ai vu hier avec mon amie ciné « Dans ses yeux ».de Juan José Campanella, un cinéaste argentin qui a d’ailleurs eu l’oscar du meilleur film étranger 2010.

A la fois, drâme, thriller et sentimental, on y trouve tous les genres  mais sans faute de goût.

Un tantinet long (deux heures) mais franchement on ne voit pas le temps passer, on est pris par cette histoire d’amour, de vengeance et de justice.

J.J. Campanella rend hommage au cinéma hollywoodien des années 70 même si c’est à Buenos Aires qu’il  a produit, écrit, tourné et monté ce film.

Scénario captivant,une enquête à rebondissements et une fin à vous glacer le sang . Le tout dans un Buenos Aires violent  qui retrace les prémices du  coup d’Etat militaire de 1976 en Argentine.

De bons acteurs qui rendent bien cette athmosphère tendue : Ricardo Darin, Solelad Vilamil, Javier Godino  et Guillermo Francella , qui en temps ordinaire est une star comique dans son pays et qui a l’occasion ici de réaliser un contre emploi magnifique, à la façon Coluche dans Tchao Pantin.

J’allais oublier, le message du film « la vérité est incrite dans le regard ».

Je vous souhaite une belle journée ensoleillée. Je crois que le soleil sera de la partie et partout.

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 21:00

Oui, je suis allée au ciné cet après-midi avec mon amie attitrée ciné. Mais oui, j'ai des copines shopping, d'autres où on refait le monde d'autres encore où on s'échange les bouquins et on en parle trois heures mais elle c'est essentiellement ciné car on a les mêmes goûts et cela finit souvent autour d'un café gourmand et on réinvente l'histoire. Bref, je me suis régalée. Attention, si vous voulez voir un sujet grâve ou une reflexion sur l'avenir de l'homme voire de l'espèce humaine s'abstenir. C'est juste pour rire, rien à refléchir mais parfois, franchement ça fait du bien.

Ce film, vous le n'avez pas encore vu à moins d'habiter dans le centre, je vous expliquerai pourquoi.

L’histoire ?

Amélie aurait bien voulu voir le jour à Paris dans un quartier chic. Sa maman aurait ressemblé à une princesse et son papa tel le président de la République aurait eu un costume et une cravate. Ils auraient habité dans une belle grande maison comme  un château avec plein de lumières et des beaux rideaux rouges . Mais on ne lui a pas demandé son avis, elle va naître dans les champs au milieu des abeilles et sa vie à elle ne va pas être un long fleuve tranquille.....

Cette suite à « mariage chez les Bodin’s » que vous connaissez certainement, est tout aussi respectueuse de l’univers des personnages créés sur scène voilà 15 ans avec plus de 3000 représentations à leur actif , dans toute la francophonie (France, Québec, Belgique, Suisse, Dom Tom Afrique).

Tourné dans le Centre, nous avons donc le privilège de voir  ce film depuis le 26 avril mais il sortira bientôt partout dès le 26 mai. Et vous pouvez le voir sans problème si vous voulez rire sans pour une fois, vous triturer les méninges, de temps en temps ça me suffit.

Maintenant , si on a vu la pièce de théâtre  ou le film précédent, toute la difficulté c’est de rester cohérent tout en écrivant une histoire nouvelle qui accroche, un fil conducteur en quelque sorte. D’autant plus  que le film précédent s’attachait à garder les dialogues des scketches de théâtre, alors que celui-ci innove totalement, et malgré tout, il arrive à nous surprendre,

Donc Jean-Christophe Fraiscinet (acteur et scénariste) a réussi son objectif.

Mais d’où sortent donc les Bodins ? Pour ceux, peu nombreux, qui ne connaissent pas encore...D’abord de l’imaginaire de l’écrivain Vincent Dubois qui a d’abord créé le personnage de la Maria Bodin. Puis d’une rencontre, en 1994, au festival de Villard de Lens entre l’écrivain et Jean Christophe Fraiscinet.Tous deux comédiens,  auteurs metteurs en scène créeront le duo des Bodins et  la compagnie du même nom à Abilly en Touraine. Les spectacles, primés dans différents festivals  ont ainsi tenu l’affiche durant de longs mois  dans de grands théâtres parisiens. Le dernier spectacle « Les Bodin’s Bienvenue à la capitale » a réuni plus de 250 000 spectacteurs. Et rappelons que depuis 6 ans au mois de juillet, la Compagnie joue dans sa région « Les Bodin’s grandeur nature »  dans une ferme tourangelle, en plein air  et à guichet fermé devant 20 000 personnes. Chacun des spectacles a été vendu sous forme de DVD (500 000 DVD vendus à ce jour) ne manquaient plus que des films.Leur rencontre avec le réalisateur  Eric Le Roch a permis ce dernier défi avec deux longs métrages. Le premier « mariage chez les Bodin’s s’est retrouvé deuxième film le plus rentable en 2008 après «Bienvenue chez  les Ch’tis »

Ce dernier définit son film, non sans humour comme  « Avatar avec plus d’effets spéciaux, le Parrain avec plus de Mozarella, la Grande Vadrouille avec plus de campagne et la Boum avec plus d’explosifs... »

Voilà, j'espère que je vous ai donné envie d'aller le voir. Je passerai vous voir vendredi, car demain direction Reims chercher des bulles pour les copains et nous aussi bien sûr.

Au plaisir de vous lire, je vous souhaite une excellente soirée.

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 18:48

 

 

 

ET BON REPOS.  A  BIENTOT

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 10:19
stesse

Je n'ai pu m'empêcher de regarder ses obsèques retransmises hier à la télé. En général, j'évite ce genre de voyeurisme quand il s'agit d'unepersonne célèbre...mais là j'avais envie et je ne l'ai pas regretté. C'était d'une telle simplicité, sincérité aussi on avaitl'impression de communier tous ensemble. Chair de poule quand Francesca Solleville interpréta "Ma France" a capella, et tristesse en entendant l'immuable "que c'est beau la vie" d'Isabelle Aubret..Je pense qu'il aurait été heureux  de voir la foule entonner avec ferveur sa belle chanson "La montagne" pour clore une cérémonie on ne peut plus intime malgré les 5000 personnes présentes.
Pour la petite anecdote, j'ai appris que Brel avait failli acheter la maison d'à coté de celle de Ferrat. IL avait laissé un accompte et quand enfin disponible, il a voulu conclure l'achat le prix de la maison avait quadruplé. Alors, Brel a préféré y renoncer, et a reversé son accompte à la municipalité notamment pour les anciens. Belle anecdote...
Ceux qui ont apprécié sa superbe voix et ses messages ne l'oublieront pas car comme disait son frère "je crois que tu résisteras à la terrible épreuve du temps".
Je vais être moins présente sur les blogs il commence à faire plus doux, et avec les beaux jours cela signifie gratter la terre, planter replanter (car pas mal de dégats suite à la tempête) et pour moi repeindre toute une chambre et oui les "rafraichissements" continuent. C'est plaisant quand c'est fini mais au début c'est le bazar. Je viendrai vous lire lors des pauses... En attendant je vous souhaite une bonne journée..
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 16:12


Jean Ferrat nous a quitté. Beaucoup d’entre nous  sont tristes et connaissent ses chansons par coeur. Et quelles chansons... J’aurais pu accompagner l’article de "la rafle " par « Nuit et brouillard » ou passer « la femme est l’avenir de l’homme » pour la journée du 8 mars.

Chanteur engagé, toujours près de ceux qui luttent pour la liberté, durant 50 ans,  il a été le Compagnon de route du Parti communiste, sans jamais y avoir adhéré, il se méfiait de Moscou. Dans « Camarade », il dénonce l’invasion russe de Prague en 1968 ou dans « Bilan » il dément Georges Marchais qui déclare le « bilan globalement positif » des pays de l’Est.

  II a souvent écrit des textes engagés  dénonçant l’injustice et la misère, il a aussi rendu  hommage   à Louis Aragon à qui il a consacré son dernier album  en 1995. Auteur compositeur, il a interpreté près de 200 chansons empreintes de fraternité et d’amour Qui est resté indifférent à « La montagne » ou  « nous dormirons ensemble «  ou encore à «  Potemkine »  d’ailleurs interdit d’antenne en 1965, et cette interdiction persistera aux quand il s’inscrit sur la liste PCF en 1966 aux élections municipales de son village..

Mais cette loyauté politique date de son enfance. Car Jean Tenenbaum  (de son vrai nom)  a 11 ans lorsque son père, juif, émigré de Russie , est déporté à Auschwitz et y mourra.

Des  militants communistes alors,  lui sauveront la vie pendant l’Occupation et il leur en sera éternellement reconnaissant.

Il quitte la scène en 1972, il la fuit  car « trop dure physiquement » et évite  la télé « cette machine à vendre ». Il accepte toutefois d’y réapparaître en 2003 dans l’émission « Vivement  dimanche » où il dénonçait l’industrie du disque.

Il se retire à Antraigues-sur-Volane ,dans les années 70, un petit village de l’Ardèche où il s’installe avec sa femme la chanteuse Christine Sevre décédée depuis.

Toujours apprécié, sa dernière compilation, parue fin octobre 2009 est déjà disque de platine, elle arrive parmi les 10 compils les plus vendues   la preuve qu’il est toujours apprécié.

Il sera enterré aujourd'hui, dans son petit village entouré de ses fidèles amis.
Maintenant qu’il a rejoint Aragon et ses poètes , il doit chanter avec Férré, Brel Brassens ... c’est tout le bien qu’on lui souhaite.

Pour ceux qui l’appréciaient, France 3 propose une émission spéciale ce soir à 20 H 35, retraçant sa carrière en images chansons et interviews. France 2 proposera demain à 22 H 30 une soirée spéciale lui rendant hommage.

Et je ne peux m'empêcher de partager :


CAMARADE

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Qui marie cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai
Pendant des années Camarade
Pendant des années tu sais
Avec ton seul nom comme aubade
Les lèvres s'épanouissaient
Camarade, Camarade

C'est un nom terrible Camarade
C'est un nom terrible à dire
Quand, le temps d'une masc...arade
Il ne fait plus que frémir
Que venez-vous faire Camarades
Que venez-vous faire ici
Ce fut à cinq heures dans Prague
Que le mois d'août s'obscurcit
Camarade, Camarade

C'est un joli nom Camarade
C'est un joli nom tu sais
Dans mon cœur battant la chamade
Pour qu'il revive à jamais
Se marient cerise et grenade
Aux cent fleurs du mois de mai

Jean Ferrat

Je vous souhaite une belle soirée peut-être en compagnie de Jean Ferrat en espérant que l'émission ne le trahisse pas comme parfois certaines retrospectives où on ne retrouve pas du tout la personne aimée. Vous me direz vos impressions, je compte sur vous....

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:32


Durant les vacances, une de mes petites filles plus si petite que cela car déjà en 4e devait faire un exposé sur « les castrats ». En général, elle est assez autonome, mais là,  elle m’a demandé si je pouvais l’aider et ma foi, j’étais plutôt ravie à deux titres, le sujet m’intéressait  d’une part mais par ailleurs cela me donnait une occasion de faire un article....

Je savais bien sûr, qu’un castrat était un chanteur de sexe masculin ayant été castré avant ou lors des premiers stades de la puberté afin de garder le registre aigu de sa voix enfantine. Cette opération fabriquait des chanteurs ayant le larynx d’un jeune garçon et le coffre d’un adulte, d’où une voix puissante et de grande envergure. On pouvait mettre en parallèle  la voix  d’un castrat avec  celle d’un soprano mais dont le timbre était, affirmait- on,  tout à fait incomparable.  Selon la hauteur de sa voix, un castrat pouvait être classé soprano ou contralto.On dit que les meilleurs castrats pouvaient rivaliser en puissance avec une petite trompette.

Les premiers chanteurs castrés apparaissent dans l’Empire byzantin. . En Occident, les premiers castrats connus chantent dans la chapelle du duc de Ferrare à la fin des années 1550, le duc trouve  tout à fait normal de faire appel à des castrats. Le premier castrat espagnol entre dès 1582 dans le choeur de la Chapelle Sixtine donc, la chapelle privée du Pape et en 1589, le pape Sixte Quint autorise l’emploi des castrats dans le choeur de la chapelle Giulia de la basilique Saint-Pierre et dès 1599, on trouve officiellement deux chanteurs prêtres oratoriens qualifiés de « eunuchi ».

Au début du XVIIe siècle, on trouve des castrats au service de tous les princes dirigeants italiens, ainsi que dans les cours allemandes. Tous ces chanteurs sont Italiens pour la plupart, castrés et formés en Italie.

Le développement de leur technique vocale  est du aux progrès accomplis dans le domaine du bel canto. Ils interprétaient des oeuvres lyriques en principe hors de portée d’une voix d’homme adulte.  Carlo Broschi dit Farinelli (1705-1782) fût l’un des plus célèbres.Sa carrière a d’ailleurs inspiré un film et plusieurs récitals discographiques.

Mais la pratique de la castration pour obtenir cette voix particulière, fût interdite par le pape Clément XIV à la fin du XVIIIe siècle, on assista donc à la disparition  progressive des castrats au cours du siècle suivant et le début du XXe siècle.

Il  reste un enregistrement sur cylindre de cire du dernier castrat Alessandro Moreschi (1858-1922) qui était en fin de carrière et dont la voix est assez chevrotante.

L’histoire salue donc les exploits de Farinelli, Caffarelli, Salimbeni, Appioni et autres Porporino et loue la beauté de ces voix. «  Issus de milieux défavorisés, les castrats les plus doués connaissaient la richesse et la gloire. Ceux  qui réussissaient étaient comparables à nos stars du foot ou du rock » raconte Patrick Barbier historien de la musique. Une hystérie collective  s’emparait du public en les écoutant chanter dans les églises et les opéras du XVIIe et XVIIIe siècles et on  accédait à leurs moindres caprices.

Mais l’histoire oublie de nous révéler les drâmes humains qui pouvaient se cacher derrière ces quelques célèbres réussites.

Quelqu'un a réparé cette injustice. Une femme mezzo-soprano Cecilia Bartoli que cette recherche m’a permis de découvrir. Elle leur rend hommage dans son nouvel album « sacrificium » et le dédie aux milliers de jeunes garçons  niés au nom de la gloire musicale et qui terminaient souvent leur vie seuls,  dans la pauvreté et oubliés de tous. " Car ceux qui échouaient ne pouvaient pas se marier, ils devenaient des parias, ils étaient relégués dans un choeur " Elle explique aussi  l’interdiction faite aux femmes de monter sur scène, ce qui incita l’opéra à recourir  durant des siècles aux  chanteurs castrés venus d’Italie ou d’ailleurs. Elle précise " ne nous leurrons pas. C’est avant tout une tragédie énorme. J’ai découvert l’ampleur du carnage en même temps que la superbe musique qui leur était destinée Les familles pauvres et nombreuses permettaient la mutilation d’un fils dans l’espoir de succès et poussées par des impressarios peu scrupuleux. J’ai alors décidé que cet album devait parler de tout et de ces enfants martyrs du 18e siècle."

La pratique des « castrats » fût à son apogée au XVIIe siècle où jusqu’à 4000 garçons étaient émasculés chaque année rien qu’en Italie. Cette cruelle pratique diminua au XIXe siècle, les femmes accédant à l’univers de l’opéra. Elle compare d’ailleurs cette pratique aux sacrifices de notre époque « chirurgie plastique, botox etc »

Son album qui accompagne le CD comporte un lexique très complet sur leur histoire intitulé « Evviva il cottelino » (Vive le petit couteau) le cri qui saluait la performance sur scène de ces  castrats.

Cette recherche m’a donc  permis d’approfondir des connaissances somme toutes superficielles sur les castrats, de découvrir  un album interpété par une des plus grandes mezzo-sopranos au monde (ce n’est pas moi qui l’affirme) et plaisir suprême de partager cela avec mapetite fille qui pour une fois non seulement a goûté à une autre musique bien différente de  son répertoire habituel mais oh surprise l’a appréciée et ce n’était pas pour me faire plaisir, je sentais un réel intérêt.

En espérant ne pas avoir été trop longue, je vous souhaite une agréable journée.

 

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:37
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Oui, bien sûr, pendant que je vous racontais la Polynésie, la vie continue et j'ai eu l'occasion de voir quelques films qui passent encore et dont j'ai envie de vous parler.
Le dernier "OCEANS" est justement une plongée au coeur des "océans". C'est un documentaire de Jacques Perrin (qui nous a habitués à de beaux films pris sur le vif  notamment  "le Peuple migrateur") et de Jacques Cluzaud
Océans nous fait rencontrer les beautés secrètes d'une faune encore sauvage.
Cela n'a pas été sans mal. Deux ans de préparation, quatre ans de tournage, 75 expéditions menées de l'Arctique à l'Antarctique et des centaines d'heures de plongée pour accéder à ce paradis marin.
"C'est quoi l'océan "? demande Lancelot le fils de Jacques Perrin, au début du film. La réponse se trouve dans un magnifique voyage dans le secret des cinq océans du globe, nous voguons de la Californie à la Polynésie, des îles Galapagos à l'Indonésie.
Nous découvrons tour à tour la splendeur d'un ballet de méduses ou la colonne d'argent d'un banc de poissons qui tourne indéfiniment.... des poissons qu'on croit sortir de la préhistoire, des baleines etc on ne s'en lasse pas....
Tout n'est pas paisible dans ce film même si on nous prévient qu'aucun animal n'a souffert pour les causes du film, on n'est pas dupe et on comprend très bien que les images dures sont extirpées de documentaires étant déjà vus et revus....


Invictus
 Invictus


Un autre film qui m'a interpellée.
Le film de Clint Eastwood qui retrace l'aventure de Mandela (magnifiquement interprété par Morgan Freeman) avant et pendant le Mondial 95 de rugby.
On comprend vite dès les premières images. Des petits blancs jouent au rugby sur une belle pelouse bien verte et de l'autre côté de la route,  sur un terrain vague jouent des petits noirs. L'Apartheid sévit dans cette Afrique du Sud des années 90. Et même dans le sport. Tout le film nous amène à comprendre le but visé par  Nelson Mandela : que son pays s'unisse autour d'une équipe et d'un sport "une équipe, une nation" ne cesse t-il de dire.
INVICTUS parle beaucoup de rugby bien sûr, mais c'est aussi une reconnaissance du leader sud-africain Mandela qui invoque la liberté et le pardon. emprisonné durant 27 ans; Il refuse d'imiter la haine des blancs pendant l'Apartheid et parie sur le sport pour unir les blancs et les noirs autour de l'équipe nationale de rugby : les Springboks, et ce malgré les résistances de toutes parts. Pari fou, car le rugby sud-africain est au plus bas avant cette Coupe du monde sur son sol d'autant plus qu'il est  affaibli par le boycott des autres pays.
Et c'est un remarquable exploit que vont réussir François Pienaar et ses équipiers en remportant la coupe.
Les scènes de rugby m'ont paru brutales pour une néophyte comme moi (on est aux premières loges) mais le symbole c'est cette réussite envers et contre tout et le message qui s'en dégage, au son de l'hymne national sud-africain. L'Afrique ne triomphe pas seulement des néo-zélandais mais  c'est aussi  une belle  leçon de tolérance.  
J'ai aussi vu dans un tout autre registre " une petite zone de turbulence" avec Miou Miou et Michel Blanc cela détend, et le message final de ce film c'est que la famille parfaite n'existe pas et ma foi cela fait du bien de le savoir quoiqu'on le savait déjà...
A présent, ménage, lavage repassage, car la petite tornade est partie et je vous souhaite une excellente soirée.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 12:38
 
Je n'en ai pas entendu parler. Pourtant, le journal de Mickey a dû faire partie des lectures de beaucoup d'entre nous. Pionnier des journaux jeunesse en France, il vient de fêter ses 75 ans et a sorti hier mercredi, le numéro 3 000.
Cet exemplaire "collector" (avis aux amateurs) de 148 pages retrace l'histoire du journal racontée par Mickey bien sûr,et découvre également les coulisses de la rédaction qui fabrique chaque semaine lejournal.
Le premier numéro du "journal de Mickey" date du 21 octobre 1934, sur une idée de Paul Winckler. Il paraitra sous Hachette et ce jusqu'en 1940 où il déménagera en zone libre. Il disparaîtra un moment, puis reparaîtra tous les dix jours, puis tous les deux mois pour s'arrêter encore mais cette fois durant huit longues années.
Il fût relancé en 1952, avec huit pages dont quatre colorées :mais l'important fût l'arrivée de Picsou, les Rapetoux et Geo Trouvetou. Puis dans les années 60 furent rajoutés des personnages comme Thierry La Fronde ou Mandrake adaptés des séries télé.
A partir des années 80, les lecteurs vont trouver plus de rubriques "pratiques" et de conseils ainsi qu'un "courrier des lecteurs".Le joural a su s'adapter à son époque.
Il revendique la place de leader chez les 7-14 ans et plus de 1,8 millions de lecteurs. 148 000 exemplaires sont parus sur la période 2008-2009.
Quand je vois ma petite fille de 3 ans qui adore Mickey (pour son anniversaire, elle a désiré une nappe des serviettes des ballons Mickey) je me dis qu'il a encore de longues années devant lui....Donc encore longue vie à Mickey.
Dehors, il neige à gros flocons, mon cher époux est parti faire du sport malgré que j'ai essayé de l'en dissuader. Avez vous remarqué que nous, le sexe dit "faible", savons anticiper ? Je le soupçonne en train de bien glisser pour revenir, car son club malheureusement ( pour s'y rendre ) ne se trouve pas sur les grands axes mais il faut emprunter de ptites routes... Je vous dirai demain s'il est arrivé à rentrer..... Pour l'instant, il a une heure de retard et a oublié son téléphone....
Je vous souhaite une belle journée enneigée sûrement, pour beaucoup d'entre vous.
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