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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 08:12

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Une pensée pour toutes les mamans, les aimantes, les présentes, celles qui ne sont plus et celles qui n'ont pas su aimer et à qui il ne reste plus qu'à pardonner.Donc, bonne fête à toutes les mamans.

Je suis peu présente et pourtant, c'est vraiment drôle cette sensation (que je n'aurai jamais cru possible) vous me manquez ...

Et pourtant, la semaine s'annonce laborieuse. Dernière couche de vitrification puis enfin rangement en profitant pour trier. Avez vous remarqué comme c'est dur de se séparer d'objets divers ou démodés (ça peut toujours servir) on m'a tellement appris à ne rien jeter que c'est un exploit à chaque fois.

La maison sera nickel (ou plutôt le premier étage) pour jeudi ou arrivent deux couples d'amis pour 4 -5 jours. Une amitié de 40 ans et depuis quelques années on se retrouve à tour de rôle chez l'un ou l'autre. Celui qui reçoit prévoit toujours une journée qui se veut originale, avec visite de sa région et pour le reste c'est bonne bouffe et convivialité. Et à chaque fois, le miracle opère, c'est comme si on s'était quitté la veille.

C'est dire aussi qu'à peine les mains sorties du vernis elles replongent dans la pâte, car j'essaie de préparer le maximum de choses à l'avance pour être disponible et profiter de chaque instant.

Et ma moitié dans tout cela, il ne fait rien ? Si bien sûr, le ponçage c'est lui, les enduits aussi. Et la semaine prochaine, c'est tondeuse et nettoyage des arbres. Et ramassage des cocottes...Les pins c'est joli si j'avais su, le ramassage des cocottes c'est vraiment galère...

Voilà, assez parlé de moi, j'essaierai de venir vous lire malgré tout, dès la semaine prochaine et vous souhaite un excellent dimanche. 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 11:23

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Je vous offre ce bouquet de muguet appelé aussi lys de la vallée et vous souhaite du bonheur pour toute l'année.A bientôt.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:13

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Et oui, cela fait longtemps que je n'ai pas écrit d'article et pour cause....

Après avoir "dépapiété" la moitié des combles, on est enfin passé à des activités plus agréables, en appliquant de la peinture matière. Nous, on voulait un effet sablé car la salle de bain est style marin avec du bois. Et effectivement le rendu est comme du sable fin dans une belle teinte douce beige rosée et surtout d'une application des plus faciles et rapides avec un spalter qui permet de jouer sur le relief. Intense moment de satisfaction   qui n'a pas duré bien longtemps....Le lendemain, petits travaux de finition.... Repasser de la lasure sur les poutres pour couvrir les petits débordements inévitables même avec du papier de protection, il faut dire que l'échafaudage était à une hauteur de 3 m.

Comme c'est en pente, par endroits c'était facile on se tient droit, d'autres endroits il fallait se courber, se contorsionner bref, fatiguant. Mais j'aime bien faire ça sauf que je n'ai plus 20 ans, je ne sais pas du tout ce que j'ai fabriqué mais j'ai failli valser de là haut bref, je me suis retenue je ne sais pas à quoi, il était moins une ouf ! je ne sais par quel miracle je suis restée là haut mais pas le seau de lasure....Lui, il a fait un triple saut perilleux  pour aterrir sur les galets blancs de la salle de bain...Imaginez une mare de lasure bien foncée, c'était le moment où jamais d'utiliser le stock de serpillères hérité d'une vieille cousine....mais ça ne suffisait pas, cela avait éclaboussé partout et des galets c'est fort joli mais ce n'est pas lisse. Un simple carrelage aurait donné moins de souci. Bref, après moult essai, j'ai enfin trouvé la parade, le balai à vapeur avec une petite brosse et j'ai fait galet par galet, il y en a 2023.... Et en frottant avec application, toute  imprégnée de lasure (je voyais du marron partout) je pensais au sort  du petit savoyard en me disant que ma galère n'a duré que deux jours.... Je vous avais dit récemment que je vous raconterai son histoire...

Petit pour pouvoir s'engouffrer dans les cheminées, âge de 7 à 10 ans, il était loué par ses parents à un entrepreneur de ramonage. Chose courante dans les vallées comme celle de la Maurienne ou de Vilars, tous les ans débarquaient  à la capitale,environ trois mille enfants qui étaient arrivés là à pied. En sabots, ils parcouraient 50 km journellement, dormant dans des hangars recouverts de leurs sacs de suie vide et noirs de crasse. Certains d'entre eux avaient une marmotte qui grâce à des tours savants leur permettait de récolter quelques sous afin de se nourrir.

L'enfant arrivé à Paris offrait ses services.Il montait sur le toit enlever la suie et y descendait jusqu'en bas.Cette précieuse suie allait  être revendue par son maître. Lui, continuait brâvement , quatre à cinq cheminées par jour, six jours par semaine. Seul jour de repos le dimanche pour se débarbouiller à l'eau de la fontaine parfois glaciale.

Pauvre petit savoyard, présenté par les bourgeois comme un petit diable noir et ignorant sa vie des plus cruelles.. Exploité, il était sujet aux accidents, aux chutes souvent mortelles ou en proie aux  maladies de la peau ou des poumons.

Enfin, on s'apitoiera sur son sort peu enviable et dès 1777, un abbé créera une oeuvre qui le protègera puis les lois sociales viendront  à son secours en réglementant le travail des enfants. 

Il faut donc toujours relativiser, je n'ai broyé du noir pardon "du brun" que durant deux jours...et le moral est à nouveau au beau fixe. Je tâcherai de vous rendre visite  et peut-être préparer les valises pour changer d'air mais il ne fait pas beau dans le sud alors..... En attendant une bonne journée à vous.

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 14:07

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ou en famille, peu importe, 10° de moins qu'hier cela surprend...

Car la cheminée est avant tout un symbole de communication avec trois personnes bien connues.

Le père Noêl et Saint Nicolas distribuant jouets ou pain d'épice aux petits, mais aussi la sorcière qui à califourchon sur son  balai s'engouffrait par là pour aller rejoindre le diable...

Il y avait aussi le ramoneur qui proposait ses services au XVIIIe et XIXe siècles, service rendu en général par un petit savoyard dont je vous raconterai le sort peu enviable la prochaine fois.

Car, pour éviter tout feu de cheminée, les ramonages étaient déjà obligatoires à l'époque, notamment pour les restaurateurs et les boulangers.

Mais la cheminée était surtout le symbole du foyer rappochant les êtres autour de la chaleur  du feu et de la lumière des flammes.

On y préparait les repas, on y pratiquait les veillées assis sur un banc, on y fêtait Noêl, c'était le lieu des rencontres et des discussions, de l'hospitalité aussi. Car tout bon chrétien se devait de loger celui qui "dormait à la belle étoile".

"Ma chandelle est morte, je n'ai plus de feu" chantait Pierrot ....

Durant des siècles, on avait une seule cheminée donc une seule "pièce à feu" mais la chaleur pouvait se propager tant bien que mal à l'autre pièce grâce au mur mitoyen qui emprisonnait la chaleur.

Souvent au centre de la pièce, on la retrouvera  à la fin du Moyen Age, adossée à un mur au nord le plus souvent et sans ouvertures.

Bref, la cheminée de nos anciens n'était guère efficace, tirant mal, elle obligeait à ouvrir la porte pour éviter d'être enfumés d'où ventre brulé et dos gelé..ce qui explique ces fameux "bancs coulis" qui permettaient de pivoter.

Elle exigeait aussi une surveillance étroite car il fallait éteindre le feu durant la nuit en le couvrant d'un récipient ou alors les  plus vieux veillaient en discutant sur le banc lors du sêchage des châteignes par exemple.

Il falait donc user de couettes et d'édredons, porter des bonnets de nuit car il gelait souvent. On relate souvent l'hiver 1709 ou il a fait -20° durant trois semaines...

Et n'oublions pas que le bois de chauffage était très cher.Là encore, les pauvres devaient ruser, il y avait le bois mort chapardé et rassemblé en fagots, les fougères, le charbon de bois et les bouses de vache ramassées en été et moulées en forme de briquettes et qui sêchaient en attendant l'hiver.

Enfin le poêle arriva...Et beaucoup d'entre nous en ont sûrement gardé des souvenirs....

Quels souvenirs gardez vous de ces brâves poêles en faience la plupart? En attendant, je vous souhaite une bonne fin de journée et surtout une bonne soirée.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 16:52

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Après une journée magnifique, (je parle d'hier) nous avons eu droit à une journée particulièrement maussade et pluvieuse. Comme on a arrêté le chauffage, je ressors les pulls.

Et je me console en pensant à nos anciens qui non seulement souvent, souffraient du froid mais en plus n'y voyaient guère grand chose...alors on peut dire que l'avènement de l'électricité représentait un véritable évènement pour eux.

Je vous cite pour preuve, un extrait d'un témoignage relaté dans "qui étaient nos ancêtres ?"  toujours de Jean Louis Beaucarnot. C'est tiré des mémoires d'Annette Blin, élevée dans un village reculé du Morvan, et qui se remémore l'avènement de l'électricité un certain soir de novembre 1924. "La lumière devait arriver ce soir. On avait invité un voisin d'un hameau proche qui ne serait alimenté que plus tard. La fille des fermiers d'une quinzaine d'années vérifia tous les boutons puis, se planta derrière le tuyau du poêle, trop énervée pour s'asseoir. Maintenant, il faisait nuit, on n'osait plus ouvrir la bouche, on ne bougeait pas, c'est tout juste si l'on respirait. Quand l'horloge asséna son dernier coup, la suspension se transforma en soleil, ce qui nous ferma les yeux brutalement.On osa enfin la regarder bien en face. L'Adine bondit sur le bouton et "crac" ce fût la nuit. On hurla, "cric" ce fut de nouveau plein jour.Le fermier souleva les frangesdu globe et on admirat le petit soleil. "Faut peut-être pas s'user les yeux" dit-il. Et pour le reste de la soirée, on ressortit la lampe à pétrole." L'ampoule était donc un objet magique.

Une fois les maisons éclairées,restaient les rues, qui jusqu'au Moyen-Age étaient de vraies coupe-gorges. L'insécurité nocturne était omniprésente et ce jusque sous François 1er.

Pour pouvoir sortir sans crainte la nuit, il faudra patienter jusqu'à l'avènement des réverbères et surtout les becs de gaz du XIXe siècle allumés à la main jusqu'à l'arrivée de la fée électricité.

New York sera éclairée par Edison en 1882 mais Paris le sera dès 1881 avec la place du Carroussel, puis le Parc Monceau en 1882 l'Hotel de Ville en 1883 etc. Puis suivirent les villages même petits....

Bref, en quelques décennies on avait oublié que nos aieuls se satisfaisaient de la lumière des flammes de la cheminée. En réalité  la combustion de bois,  de bouse ou de tourbe suffisait à l'éclairage et au chauffage c'est ce que nous verrons bientôt..

J'espère que vous avez passé un bon dimanche et je vous souhaite une bonne soirée.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:07

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Alors avez vous tenu une heure, une heure seulement sans lumière, c'est à dire à la lueur d'une bougie ? On n'y voyait pas grand chose n'est ce pas ?  Tout comme chez nos anciens, il y a quelques siècles.

D'abord, parce que dans les chaumières rappelez vous, les vitres étaient en papier huilé ou en toile donc on voyait à peine le jour. Il n'y a que les riches maisons qui étaient dotées de vitraux à la fin du Moyen Age et les vraies vitres n'apparurent qu'à la fin d'Henri IV.

Mais autre détail. La grande pièce était enfumée car la cheminée tirait mal. D'où une atmosphère confinée et des teintes tristounettes.De plus, peu d'éclairage car très cher.

On s'éclairait en effet à la lampe à huile avec ses nombreuses contraintes : la remplir sans cesse, couper et remonter la mêche. Et l'huile était très coûteuse car fortement taxée.De ce fait, au Moyen Age, on lui préféra la chandelle.

On essayait de les économiser, vous savez les fameuses "économies de bouts de chandelle"... Les plus coûteuses étaient en corne, les plus courantes étaient obtenues à partir de graisses de boeuf ou de mouton dont les bouchers avaient le monopole avant l'apparition des marchands chandeliers. Il y avait des contrôles sévères pour décourager les fraudes de certains marchands malhonnêtes qui mélangeaient de la graisse de porc aux graisses "nobles" d'où fumées noires et malodorantes. Malgré tout, le suif coulait, graissait et fumait beaucoup...

Beaucoup de paysannes faisaient leur chandelles elles même, en faisant fondre la graisse de boeuf

Chez les plus aisés, on trouvait des cierges en cire d'abeille, brûlant lentement mais très coûteux, là encore. On trouvait de nombreux "marchands ciergiers" près des églises où l'on brulait journellement de nombreux cierges de toutes tailles.

Puis on leur préféra les bougies, avec de la bonne cire exportée de Bugaya (d'où son nom) en Kabilie, enfin  la diffusion du coton au XVIIIe siècle  favorisera la fabrication de mèches qui se consumeront mieux car de meilleure qualité.

Tous ces problèmes d'éclairage incitaient nos aieuls à règler leur vie sur le soleil, se levant et se couchant avec le soleil. On estimait donc l'aisance d'une famille d'après sa consommation de chandelles et de bougies, et n'était pas bien vue une maison trop éclairée, cela faisait jaser.....

Diverses sources d'éclairage apparaitront à partir du XIXe siècle, notamment la lampe à huile, suivie de la lampe à pétrole pour enfin aboutir à la fée électricité avec vraisemblablement comme évènement capital l'invention de l'ampoule électrique en 1879.

Je ne veux pas être trop longue, donc cet évènement capital sera pour la prochaine fois.

J'essairai d'aller vous voir mais le devoir m'appelle, je vais décaper du papier peint, toute une pièce, ça vous dit ? Mais il ne fait pas beau alors cela s'y prête bien... Par contre, cet après-midi, je m'échappe avec mon amie cinéphile, cela va être la surprise..... En attendant, je vous souhaite une belle journée . 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 18:41

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Oui J - 1 avant Earth Our.

Demain, si vous le voulez bien à 20 H 30, éteignons nos lumières durant une toute petite heure seulement pour lutter symboliquement contre le changement climatique.

Ceci n'est qu'un tout petit geste mais qui commence à s'étendre et à faire parler de lui.

Je vous souhaite d'ors et déjà un bon W.E. Si seulement la météo pouvait se tromper puisqu'elle nous annonce de la pluie pour dimanche.

Dès mardi, je retournerai vous lire, en attendant très bonne soirée et n'oubliez pas....

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 09:36

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Hé oui, on va encore changer d'heure.En principe, dans la nuit de samedi à dimanche, nous avancerons d'une heure le réveil...C'est à dire qu'en fait on a l'impression de perdre une heure de sommeil alors qu'en octobre cette précieuse heure nous est restituée.

Pendant longtemps, je me trompais avant qu'on m'explique un petit truc tout simple : en avril on avance d'une heure et en octobre on recule d'une heure.

Mais l'heure d'été n'est pas une invention récente. Déjà avant l'électricité,on cherchait à économiser les énergies employées pour se chauffer ou s'éclairer. Benjamin Franklin  en 1784, le préconisait déjà.

Mais cette suggestion fut repoussée, et finalement ce sera l'Allemagne en 1916, en pleine guerre mondiale, qui l'adoptera .La France en fera de même en 1917 puis y renoncera en 1945 pour finir par la réinstaurer en 1976, pour réduire les effets du choc pétrolier.

Cette fois, j'ai fait plus court.  Au fait, avez vous vu les "50 ans qui ont changé notre quotidien" hier soir sur M6 ?

Documentaire intéressant  qui raconte comment on est passé du panier au chariot, puis au clavier, minitel d'abord, ordinateur ensuite, comment on a préféré le supermarché à l'épicier du coin pour finir pour certains d'entre nous à commander dans des magasins virtuels. On payait souvent en liquide. Qui se rappelle que lors des premiers paiements par C.B., celle ci était conservée durant 24 heures....

Autre progrès. Le frigidaire, on donnait d'ailleurs des cours à la télé pour apprendre à l'utiliser rationnellement. Avant, on faisait ses courses plusieurs fois par semaine. Puis on a pu conserver ses aliments plusieurs mois avec l'arrivée des surgélateurs puis des congélateurs, pour les faire cuire à présent en quelques minutes avec un micro-ondes (pour celles qui le désirent....)

Je n'ai pas vu l'autre partie "Mon logement ma maison" car fatiguée et comme j'ai ma tornade cet après-midi, je me ménage....

J'essaierai de passer vous lire avant le W.E. et vous souhaite de bonnes journées ensoleillées. Pour l'instant le printemps tient ses promesses

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:32

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Comme il a bien gelé cette nuit et que cela ne donne pas spécialement envie de s'agiter pour quoique ce soit, je vais vite concocter un petit article qui reprend la vie de nos anciens .

Je parle de nos ancêtres vivant sous Louis-Philippe ou Napoléon III et de leur maison. Alors dans un château ou une chaumière ? Chaumière bien sûr, humbles pour la plupart.

Mais chaumière ou château, la maison était avant tout un symbole, lieu ou l'on habitait en permanence. C'était le bien le plus précieux du patrimoine qui  revenait  en général au fils ainé.

Son toit était en chaume, les plus aisés pouvant opter pour des couvertures de tuiles de terre cuite ou de bois ou encore de pierres plates.Mais cela dépendait aussi des régions dans lesquels ils se trouvaient. Toits surmontés chez les nobles de girouettes : signe d'autorité et de pouvoir.

Les murs étaient épais de près de 60 centimètres, en pierre souvent apparentes, parfois en torchis étayés au Moyen-Age de "colonnages" de bois, qui sont les colombages d'aujourd'hui comme l'image ci-dessus.

Peu de crépis, sauf dans le Midi ou on  peut trouver des revêtements à la chaux, telle qu'on l'utilisait déjà au Moyen-Age pour les murs des églises appelés d'ailleurs "blancs-manteaux". Mais les pignons exposés aux pluies étaient recouverts de tuiles d'ardoises ou de châteigniers.

Les rares fenêtres avaient des croisées de bois qui ne s'ouvraient pas forcément et manquaient cruellement de vitres. Souvent, que des grandes  ouvertures fermées par un "contrevent" qui n'était rien d'autre qu'un volet de bois plein.

Enfin bien plus tard  "les persiennes" permirent d'arrêter les rayons du soleil tout en laissant passer l'air. Le verre à vitres était rare donc très cher. Ce n'est qu'au XIVe siècle que fût  fondée la première verrerie à vitres à Bézu la Forêt dans le Vexin normand.

Nos aieuls paysans se protégeaient donc avec des toiles cirées et jusqu'au XVIIIe siècle de papiers huilés entourés de grillages.

Pourquoi ce choix du chaume pour les toits ?  Fait à partir de roseaux ou de paille, il  était peu cher et costaud. Fait dans les règles de l'art et par un bon artisan, une couverture pouvait résister cinquante ans à  la pluie au gel et à la tempête.Sans oublier son rôle d'isolant : frais en été chaud l'hiver.

Mais malheureusement, car bien sûr il y a un hic, c'est que le chaume est très combustible permettant facilement de nombreux incendies toujours dramatiques. Car pas d'eau ni pompiers. Ces derniers ne se montreront qu'au début du XIXe siècle. Et encore, il a fallu qu'il y ait un incendie à l'ambassade d'Autriche lors du remariage de Napoléon avec Marie Louise.Les camions eux d'abord tirés par les chevaux, n'interviendront qu'à partir du Second Empire et uniquement dans les grandes villes.

Alors sans eau ni pompiers, mais parfois avec le vent le feu avait vite fait de se propager aux maisons voisines puis tout le village.Dans les archives paroissiales antérieures à la Révolution, sont recensés treize incendies dans le département de l'Ain, un des plus grands ayant détruit en septembre 1670, une partie de la ville de Chatillon-sur-Chalaronne (102 maisons). Certains prêtres insistaient sur la pénurie des moyens comme Curciat-Dongalon en 1731 "faute d'eaux, l'on n'a pu assoupir ledit feu qu'à force de jetter du vin".........Qu'est qu'ils devaient boire en ce temps là.....!

Leurs maisons devenues un petit tas de cendres, ils appelaient vite l'assurance. Oh pardon, je me suis trompée d'époque.Il n'y en avait pas bien sûr. Ils étaient ruinés, un paysan ou un artisan indépendant devenait "manouvrier" payé à la journée.

Ils allaient à travers les chemins, durant de longues années parfois tout le restant de leur vie comme "quêteurs de brûlé"  en demandant l'aumône et brandissant un certificat établi par leur curé  certifiant leurs malheurs, ceci surtout pour ne pas être confondus avec les vagabonds, ces gens "sans feu ni lieu" qu'on craignait tant.

En relisant mon article, je me rends compte que j'ai été trop longue, j'ai dû en ennuyer ou décourager certains, et m'en excuse. Mais, ces destins si fragiles et parfois cruels, cette vie si dure et somme toute pas si lointaine me fait toucher du doigt tout notre confort, notre sécurité aussi. Aujourd'hui un incendie est un traumatisme certes mais il ne saccage pas toute une vie. On reconstruit bien vite avec l'aide de l'assurance en tout cas, il n'est pas impossible de rebondir.

Je vous souhaite un excellent dimanche. Ici, il fait vraiment froid pour le début du printemps. Je crois même que je vais renourrir les oiseaux....

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 17:26

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Chers manuscrits donc, qui nous permettent de replonger dans l'ancien temps.Mais pour cela, encore faut-il pouvoir les lire...et les décripter, car souvent écrits en dialecte ou patois.

Si notre familière  taie d'oreiller était facilement retrouvée sous taye d'orilieux, ailleurs elle s'appellera souille.... Plus facile, le plumon de Lorraine était un simple édredon. Selon la région, une garde-robe représentait une penderie et ailleurs un garde-robe voulait dire un tablier qui cachait la robe.

On veillait aussi à préciser le rôle tenu par chaque objet : par exemple on différenciait une pelle braisière (qui récupérait les cendres) d'une pelle à bêcher, ou encore d'une casse à frire (poêle) par rapport à une casse à eau qui n'était qu'un simple pot.

Expressions souvent désuètes voire inconnues  qui exigeront souvent des traductions dont voici quelques exemples :

une mée à patte : une maie pour pétrir la pâte

un corps de poulangy : un corsage de poulangis, étoffe à bas prix mélangeant chanvre et laine

un charnier de fouteau : un saloir en bois de hêtre

une vieille montée composée de dix marches : une échelle à dix barreaux

une presse à deux huisseaux : un bahut à deux serrures

une civière roulière : une brouette.

Et il y en a des tas d'autres toujours trouvées dans ce livre qui me passionne "Entrons chez nos ancêtres" de J.L. Beaucarnot.  

Je vous souhaite une bonne soirée, même si le moral n'y est pas trop car on ne peut qu'être bouleversé par ce drâme à répétitions qui anéantit les japonais. J'essaierai de passer vous lire dès que possible.

 

 

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