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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 10:35
Simone Veil lors d'une réunion publique dans le cadre des élections municipales à Paris, le 27 février 2008.

J'avais fait un article sur son entrée à l'Académie Française et suite à une mauvaie manip tout est parti. Plus le courage ni le temps de recommencer. Alors je retiens juste ceci :
On a voulu la faire disparaître à 16 ans, et on la retrouve 66 ans plus tard chez "les immortels". Quelle revanche sur le destin.
Je vous souhaite un excellent week-end ensoleillé.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 18:47



Journée de peinture, ce matin, pour moi, ce qui permet de bien cogiter. Et je n’ai pu m’empêcher de repenser à cet horrible documentaire diffusé  hier soir sur la 2 « le jeu de la mort » qui met en cause le pouvoir de la télé et qui veut nous mettre en garde, contre ses débordements.

Bien sûr , lors d’une formation,j’avais eu l’occasion de refléchir à  l’expérience tentée à l’université de Yale par Stanley Milgram dans les années 60 pour tenter de comprendre les causes de la soumission aux nazis.

Christophe Nick a renouvelé  cette même  expérience  à la télé. 80 volontaires, n’ayant jamais participé à une émission télévisée,sont recrutés pour, soi-disant faire l’essai d’une nouvelle émission « La zone Xtrême ». Il n’y a rien à gagner. L’objectif , étant de poser un certain nombre de questions à un candidat (en réalité un complice, comédien de son état). Si le candidat ne sait pas ou fera  une erreur, il aura une sanction qui est....une décharge électrique allant de 80 à 460 volts.

Le « supposé » candidat est dans une espèce de bulle, invisible aux regards des questionneurs. On ne le voit pas mais on ENTEND : petits cris de douleurs au début, puis des hurlements et des suppliques demandant d’arrêter puis plus rien, le silence.

Bien sûr, certains obéiront pas de gaité de coeur cela se voit, mais ils le feront quand même, d’autres essaieront de tricher par une intonation différente lors de la bonne réponse...

Mais 80% des questionneurs iront au bout de ce qui est finalement une séance de torture. Sont-ils violents d’habitude ? non, alors des poltrons ? non ils ne font qu’obéir. Ils n’aiment pas du tout ce qu’ils font, certains voudraient même arrêter mais ils n’arrivent pas à désobéir à l’autorité représentée par les injonctions de l’animatrice du jeu et les exhortations du public, vrai celui-là.

Donc ? nous ne sommes pas en présence d’un canon de fusil appuyé sur la tempe, ni d' un harcèlement où se profile le chomâge au bout, non, nous sommes  juste sous l’emprise du pouvoir de la télé.

Jean-Léon  Beauvois, chercheur en psychologie sociale observe « un seul être confronté au pouvoir devient l’être le plus obéissant qui soit ». En effet, ils n’osent pas contredire l’animatrice, ils sont seuls face à elle et elle a l’air sympa.

Parmi les recrutés, 25% étaient de gros consommateurs de télé mais c’était pas forcément eux, les plus obéissants. Seuls 16 sur 80 arrêteront « le carnage ».

On peut penser que ces gens ont été manipulé certes, mais dès leur sortie du plateau, on leur explique qu’ils ont servi à une expérience et finalement, ils acceptent d’en parler après-coup.

Seuls trois d’entre eux refuseront de témoigner de leur ressenti. Aux « exécutants » l’équipe les rassure « ils étaient tout-àfait  normaux et la cause de cette obéissance est l’environnement.

Tous ces candidats ont été suivi par l’équipe du film après le tournage. La plupart pense que leur témoignage pourra servir à d’autres, cette expérience leur a beaucoup appris sur eux-même et certains sont prêts à recommencer.

Puis il y eut un débat que j’ai zappé très vite. Intéressant sûrement, mais les gens ne savent plus discuter sans se couper la parole ou s’invectiver.

Ce que j’en retiens  et que je savais déjà,c’est que la téléréalité est dangereuse et de plus en plus crée des comportements de masse. Que ce soit « le maillon faible » ou ce n’est pas le plus intelligent qui gagnait  mais le plus fourbe ; « Koh Lanta » ou ce n’est pas  le mérite mais la stratégie qui paye, « la Star Ac » qui monte des jeunes au sommet pour les laisser dégringoler aussi vite car celui qui croit que le succès arrive sans travail il se brûle les ailes. Si on n’y prête attention en choisissant bien les émissions, elle rend nos enfants oisifs, incapables de sens critique et persuadés que tout baigne sans efforts.

Et pourtant, il y a de bonnes émissions. A nous de  choisir. Si quelqu’un a vu ce documentaire, je serais ravie d’avoir son avis. Je vous souhaite une excellente soirée et demain, je finirai mes visites car je suis en retard.

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 14:27

Donc pour finir mon article sur , cette fois, le film « la rafle », ajoutons quelques rectifications rappelées par le C.E.R.C.I.L. concernant le camp de Beaune-la-Rolande.

Les enfants : il faut savoir que les Allemands ne songeaient pas encore en juillet 1942 à arrêter les enfants juifs. Mais la police de Vichy fait du zèle et en rafle plusieurs milliers. Et c’est Pierre Laval qui propose de déporter également les enfants avec leurs mères.  Mais pour cela, il faut d’abord obtenir l’accord de Berlin qui n’arrive pas.... En attendant cet accord, on interne donc ces familles dans les camps du Loiret. Et fin juillet 1942, les adultes vont être déportés conformément au programme de déportation et  aux accords signés entre les autorités allemandes et françaises. C’est à ce moment là que les enfants seront séparés de leurs mères et livrés à eux-mêmes dans un désespoir et un dénuement absolus.Puis  ils seront déportés fin août 1942, via Drancy à Auschwitz-Birkenau et seront tous gazés dès leur arrivée. Aucun ne survivra. Quelques uns, très peu ont évité la déportation tel Joseph Weissmann dont le film retrace l’histoire ou Annette Muller que son père a réussi à extirper de Drancy. Elle a d’ailleurs écrit un livre « la petite fille du Vel d’Hiv » Edition du CERCIL où elle raconte son arrestation à 9 ans, son transfert au camp, la déportation de sa mère et sa vie et celle des  autres enfants une fois seule au camp... Le récit de la séparation mères-enfants est terrible.

« Tout le monde s’est  rassemblé au milieu du camp. Les enfants s’accrochaient aux mères, les tiraient par leurs robes. A coups de crosse, de matraque, de jets d’eau glacée, on a voulu nous séparer. C’était une bousculade sauvage, des cris, des pleurs, des hurlements de douleur. Les gendarmes arrachaient les vêtements des femmes, cherchant encore des bijoux ou de l’argent. Puis, soudain un grand silence. D’un côté des centaines d’enfants, de l’autre les mères et les plus grands »...

Le film retrace avec fidélité la violence inouie de cette séparation mère-enfants. Mais il montre une intervention allemande alors « qu’ils ne sont pas entrés à ce moment là dans le camp » rappele Hélène Mouchard Zay présidente du CERCIL. « Celle-ci a été effectuée par les gendarmes français qui gardaient le camp de Beaune-la-Rolande, géré par la préfecture d’Orléans »

Elle ajoute « c’est une inexactitude qui n’est pas mince, car elle met en cause le rôle réel des uns et des autres, alors que la complicité et la responsabilité de Vichy étaient écrasantes »

Les habitants : le camp de Beaune-la-Rolande a  été reconstitué en Hongrie pour les scènes du film. (Ici, il ne reste plus rien). Là encore Hélène Mouchard-Zay rectifie « le film montre le camp au milieu d’une forêt alors qu’il était pratiquement dans le village » et cela change tout. « Il y avait des habitants autour. Et la question de la population locale est passée sous silence » Dommage !!

Nathalie Grenon directrice du CERCIL  confirme que beaucoup d’habitants aux alentours ont été traumatisés par ce camp. Elle raconte un témoignage d’une femme qui lui a raconté sans vouloir être citée « qu’elle entendait encore, des années après, les mères et les enfants hurler lorsqu’ils ont été séparés. »

J’ajoute que j’ai fait cet article en me référant à celui de  Jacques Chavanes paru dans la République du Centre le 10 mars  et qui m’a éclaircie sur plusieurs points .

Donc sans polémiquer, car ce film est très important, pour la mémoire de nos jeunes, il est juste utile de se rappeler ces mises au point.

Je vous souhaite une bonne fin de journée et essaierai de venir vous lire à mon tour.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 14:25

Auschwitz. The infamous gateway into Auschwitz I, the original concentration/extermination camp was an old Polish military barracks. Arbeit Macht Frei (Work Makes you Free) - you can't get more cynical than that/Auschwitz con la puerta de infame y cinismo total...El Trabajo de hace libre. Originalmente, fue un cuartel para el ejercito polaco



Sujet d’actualité puisque le film « la rafle » sort aujourd’hui, je n’ai pas manqué  de visionner hier soir l’émission présentée par Marie Drucker  avec la collaboration de l’historien Max Gallo. sur la 2 et consacrée à la rafle du Vel’d’Hiv.

Rappelons le, s’il en est encore  besoin : les 16 et 17 juillet 1942  un peu plus de 3000 hommes, 5800 femmes et 4000 enfants sont arrêtés à Paris. En fait, très exactement 12844 juifs seront arrêtés à Paris, et emprisonnés sur ordre du gouvernement  français par des policiers français.  Ce qui fait dire à Serge Klarsfeld  avocat dont la vie entière a été vouée à la défense des déportés « la rafle  fut le moment le plus odieux et le plus terrible de notre histoire »

Ils seront « parqués »  dans des camps de transit de Pithiviers  et de  Beaune-la-Rolande  (les deux sont à 30 km de chez moi) ainsi qu’à Drancy. De là, ils partiront pour les camps de la mort...  Un exemple : 6000 juifs quittèrent Pithiviers  pour Auschwitz  pour y être éliminés.

Bref deux heures de reportages  d’archives de témoignages pour  nous  faire réaliser  l’horreur de ces évènements.

Y participait notamment  Serge Klarsfeld qui rappelle que cette rafle ne fut pas la seule, d’autres eurent lieu en zone occupée comme en zone libre .Répondant aux demandes allemandes, Vichy est tout simplement complice du IIIe Reich en arrêtant plus de 30 000 juifs etrangers et leurs enfants français durant tout l’été 1942, et  en  les abandonnant à la Gestapo pour être déportés. Pétain Laval et Bousquet  se rendront  coupables  d’un crime contre l’humanité encore présent  dans la mémoire collective.

Klarsfeld  est le conseiller historique du film « la rafle »  car pour lui il s’agit d’un film référence. Film qui montre le désarroi  des familles juives et la souffrance de tous ces enfants séparés de leurs parents. Ce rôle lui a permis, entre autre à veiller  à l’authenticité des faits.

Certainement que ce rôle devait lui être dévolu car il a consacré sa vie à retrouver la trace de tous ces gens arrêtés pour qu’ils ne soient pas oubliés. Il a retrouvé près de 1500 photos d’enfants  emprisonnés au Vel’d’Hiv’. Mais de la tragédie elle même, il faut savoir qu’il n’existe aucune image sauf une seule où on voit l’extérieur du vélodrome avec tous les autobus placés devant..Klarsfeld ajoute « s’il y avait eu des images de la rafle, si l’on avait vu les 4000 enfants, les uniformes français, on aurait compris plus vite l’importance et les conséquences de ce drâme. Et l’on aurait gagné trente ans de lutte »....

Car, il a passé son existence à traquer patiemment les nazis responsables de la déportation juive, secondé en cela par l’appui inconditionnel de son épouse( pourtant une allemande mais comme elle dit « née en 1939)....

La soirée s’articule autour de témoignages des survivants comme Joseph Weissmann ou Anna Traube qui ont vécu cette rafle et dont le film retrace l’histoire, ou encore de  Boris Cyrulnik échappé à 9 ans et qui explique son acte « car si dès sa naissance, autour de vous on vous donne confiance en vous alors on en est capable »....

Il y  a eu beaucoup d’autres participants à l’émission mais ceux-là m’ont particulièrement émue.

Près de chez moi, le CERCIL (centre d’études sur les camps d’internement du Loiret) regrette certaines inexactitudes historiques dans la deuxième partie du film, car admet le CERCIL jusqu’à la sortie du Vél’d’Hiv’ tout  est exact et bien reconstitué. Mais en ce qui concerne le camp de Beaune la Rolande il y a des erreurs certaines à rectifier,  ce que je ferai demain pour éviter d’être trop longue aujourd'hui.

Ce que je veux ajouter, c’est qu’il est facile en temps de paix d’affirmer qu’on aurait été du bon côté, en ces temps troublés et terribles d’occupation allemande, je ne sais absolument pas si j’aurais eu le courage de cacher un juif, mais en tout cas une chose dont je suis sûre, c’est que jamais au grand jamais je n’aurais pu  les dénoncer par téléphone ou lettre comme certains ont su le faire ( en voisin de palier par exemple). Il faut aussi ajouter que certains policiers ont prévenu courageusement la veille  des familles  de la rafle, tous n’étaient pas des  « collabos » mais beaucoup ont fait du zèle. N’avaient-ils pas des enfants quand ils rentraient chez eux? Que pouvaient-ils ressentir alors ?  Et n’oublions pas « les justes »dont le courage a permis d'en sauver plus d’un.

La tornade dort « d’un oeil » mon article est terminé. Je sais ce qui m’attend, jouer à cache cache et à la sorcière dans le but de l’épuiser mais en général c’est raté car elle adore et moi ça m’épuise. Les enfants ne font-ils donc plus de sieste à mon époque ? En tout cas, je vous souhaite un bon après-midi.

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 16:12
Cet article m'a particulièrement interpellée, beaucoup de progrès malgré tout :



§ 
Quelques exemples parmi tant d’autres. Quelques exemples qui montrent bien que c’est l’accès des filles à l’éducation qui lance le mouvement. Rappelons à ce titre les actions en ce sens que continue à mener l’AFFDU (Association des femmes françaises diplômées d’université, créée en 1919), association reconnue d’utilité publique, tant en France qu’à l’étranger. La parité n’est pas encore gagnée.

  On commence par les enfants et les sportives...

§            Si les robes commencent à raccourcir à partir de 1870, c’est seulement pour les fillettes : le tissu s’arrête désormais aux genoux au lieu de descendre aux chevilles, mais le corps de la robe reste souvent corseté et la jupe garde une tournure semi-rigide sous la toile.         

          En 1912, aux Jeux olympiques de Stockholm, la championne du monde Anne Kellerman ose porter pour l’épreuve de natation le maillot une pièce au lieu du caleçon en tricot couvrant le corps des mollets jusqu’aux coudes ! Elle fait scandale mais école aussi.

          Progressivement, le costume de bain va découvrir les épaules et les jambes. Dans les années 1930, même si le maillot est toujours une pièce, il semble en comporter deux car il est de deux couleurs différentes, la taille servant de ligne de démarcation.

          Toujours dans les années 1930, Suzanne Langlen, directrice du département sport de la maison Yvonne May, lance pour le tennis des petites jupes blanches courtes, souvent plissées, que l’on s’accorde à trouver à la fois pratiques et fort gracieuses.

On se dénude pour raisons de guerre

§            Avant 1914, les jupes descendent aux chevilles. Après 1918, elles s’arrêtent aux mollets. Entre les deux : la guerre et ses impératifs d’économie de tissu. 

       Les contrecoups du conflit ne s’arrêtent pas là, mais touchent aussi les corsets. Depuis la fin du XIXe siècle en effet, les baleines des corsets n’étaient plus en fanons de cétacés mais en acier flexible. Et comme les belligérants manquent d’acier, ils incitent les femmes à participer à l’effort de guerre en abandonnant leur corset et en en donnant l’acier pour la fabrication des armes ! Ridicule ? Pas du tout, car chaque pays parvient ainsi à économiser plusieurs tonnes d’acier.

          Aujourd’hui, on retient souvent le nom des grands couturiers des années 1920 « libérant la silhouette » et dessinant des robes longilignes, mais on oublie toujours que les états-majors avaient largement amorcé la mode…

          La Seconde Guerre mondiale raccourcit encore un peu les jupes et les robes, qui restent cependant en dessous du genou. Les restrictions des années d’occupation suppriment souvent les bas, faute d’approvisionnement ; on les remplace fictivement par le fameux trait de crayon noir vertical à l’arrière de la jambe… pour faire croire qu’il s’agit de la couture d’un bas qu’on aurait réussi à se procurer.

§  pour libérer ses mouvements...

 

§            En 1965, la couturière anglaise Mary Quant lance sa minirobe (ou minijupe) ultracourte, qui ne descend plus ni aux chevilles, ni aux mollets ni aux genoux mais au ras des fesses, accompagnée d’un collant blanc opaque en matière synthétique nouvelle.

          Disparus les tissus longs et lourds, les bas, les jarretelles et les porte-jarretelles : le mouvement des jambes est désormais totalement libéré et le collant définitivement entré dans les garde-robes féminines.

          À la fin des années 1990, c’est la taille qui se lâche : les ceintures se font basses, les tee-shirts et débardeurs se font courts et le ventre montre son nombril en toute liberté. Très prosaïquement, disons qu’il n’y a plus besoin de desserrer une ceinture d’un cran après un repas un peu trop copieux…

§  ... ou pour se libérer

§            Le bikini, ce fameux maillot de bain deux pièces qui ne cache plus que l’essentiel doit son nom à ses créateurs, Louis Réart et Jacques Heim. Ils l’ont imaginé en 1946, quelques jours après le premier essai nucléaire américain sur l’atoll de Bikini, et l’ont défini comme « le plus petit maillot de bain du monde ».

          Il connaît un succès extraordinaire et reste le leader incontesté des plages, même si, dans les années 1970, apparaît le monokini. Celui-ci s’affiche comme le symbole de la libération de la femme et fait largement parler de lui.

          Disons-le tout net : l’ampleur du scandale est inversement proportionnelle à celle du tissu ! Ouf , on a eu chaud... C'est fini tous ces carcans et à présent, on s'habille comme on veut, même plus besoin de suivre la mode, on fait sa propre mode, on invente, on customise... Dans ce domaine, je trouve même qu'on a de la chance car nos pauvres hommes me paraissent souvent tristounets surtout dans le cadre du travail où il ne faut  guère trop de couleur ou de fantaisie et c'est bien dommage. A bientôt et au plaisir de vous lire.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:20


Aujourd’hui, journée de la femme . N’oublions pas. Beaucoup de choses laissent encore à désirer . Mais penchons nous d’abord sur nos acquis.

Il y a à peine un  peu plus d’un demi-siècle, il fallait l’autorisation de son mari pour aller travailler et on ne pouvait pas disposer librement de son salaire...Cela me laisse songeuse et presque incrédule.

Le droit de vote  pour les femmes  n’existe que depuis 1944 et le planning familial a été créé en 1956 par  le docteur Veil. Enfin, comme rappelé dans mon article précédent,  en 1974, l’adoption de la  loi Simone Veil qui  a permis de dépénaliser  l’avortement.

Et surtout n'oublions pas, en  1967, la précieuse loi Neuwirth permet enfin l’accès à la contraception, et franchement la possibilité d’avoir un enfant quand on veut me parait la principale victoire.

En 1992, Véronique Neiertz  fait voter la loi qui pénalise le harcèlement sexuel du travail, les violences familiales et les commandos anti-IVG.

L’émancipation de la femme s’explique aussi par la baisse de l’influence de l’église, la banalisation du travail féminin et par contre-coup  de son salaire, par le progrès aussi des moeurs et de l’individualisme.

D’autres mouvements  apparaissent toujours d’actualité :

« Depuis 2003, le mouvement français Ni putes ni soumises se

 veut avant tout interpeller sur la situation des

femmesnotamment dans les Cités, sans pour autant vouloir

être perçues comme féministes ou se réclamer, du moins

au départ, de cette appellation. Ses membres, surtout

originaires de banlieues, ont ainsi fait plus largement

connaître des problèmes comme les
mariages forcés
, les viols,

l'
excision
. L'association, présidée par Fadela Amara s'est


considérablement développée, comptant une soixantaine

de comités et plus de 10 000 bénévoles, mais a subi de

nombreux départs suite à l'entrée de Fadela Amara dans le

gouvernement Sarkozy. »

D’ailleurs à ce sujet, des militants de cette association ont défilé

place de la République à Paris, samedi avec deux jours d’avance.

en musique « des actes, pas des mots » les militants coiffés de


bonnets phrygiens, ont brandi des pancartes « ni voile, ni burka ».

Ils protestaient ( il y avait des hommes aussi) ainsi contre le retard

pris par le gouvernement à voter une loi interdisant la burka dans

les lieux publics, car signe d’un autre asservissement...

Il est vrai qu’il est grand temps de lutter « efficacement » contre

les violences faites aux femmes et aux enfants d’ailleurs quelque

soit la forme.

Beaucoup reste à faire, pour qu’on puisse parler d’égalité (niveau

des salaires, qualifications moindres, temps partiel souvent non

choisi et imposé, partage équitable des tâches non respecté etc)

Demain, je vous soumettrai  un texte trouvé sur internet à propos

des progrès dans notre  habillement et qui m’a paru  fort

intéressant donc, je le partagerai  avec vous .

Sur ce , je vous souhaite une excellente soirée et surtout dites moi

ce que vous en pensez car le sujet est passionnant non ? Ah mais !

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:59


Un petit coucou pour vous souhaiter un bon week-end. Hier, j’ai vu un documentaire sur la 2 « Simone Weil, une loi au nom des femmes ». Et je ne l’ai pas regretté car cette page oh combien importante de l’histoire a été restituée avec brio.

On se retrouve en  juin 1974, avec  Valéry Giscard d’Estaing comme président. Jeune, il se veut résolument moderne et pressé... Dès juillet, il  vise la légalisation de l’interruption  volontaire de grossesse, déjà abordée un an plus tôt au Parlement et refutée par les députés. Giscard veut aller vite et réussir avant la fin de l ‘année.

A cette époque, 30 000 femmes partaient chaque année, souvent par bus entiers se faire avorter en Angleterre ou aux Pays-Bas. Mais celles qui n’en avaient pas les moyens faisaient appel aux faisaises d’anges dans des conditions terribles parfois.  On constate un décès par jour  sans parler des séquelles des autres,  stériles ou mutilées.

Giscard désigne une femme pour mener ce combat car c’en est un. Il s’agit de sa ministre de la santé, Simone Veil, 47 ans et trois enfants. Elle est magistrate donc rigoureuse et capable d’analyse objective, elle fait partie aussi d’une certaine  bourgeoisie de droite . Elle est loin des féministes, dont la colère gronde depuis des années. En avril 71, circule la « liste des 343 salopes » qui ont avoué avoir eu recours à l’avortement. Les plus célèbres bien sûr ne seront pas inquiétées, il n’en est pas de même pour les anonymes qui, pour certaines, seront accusées d’homicide... Car obsolète mais toujours en cours, la loi de 1920 relative à l’avortement est toujours d’actualité. Et n’oublions pas le procès ignoble de 1972  à Bobigny où une jeune fille qui s’était fait violer et avait avorté avait été dénoncée par son propre violeur. C’est Gisèle HALIMI, à l’époque qui en fit un procès politique en dénonçant cette société hypocrite et bien-pensante dans laquelle on vivait.

Le 26 novembre 1974, Simone Veil présente donc ce projet devant 491 députés. L’opposition , avec une majorité de communistes à l’époque est prête à signer, mais la majorité est franchement hostile. La ministre peut compter sur les doigts d’une seule main des soutiens : Hélène Missof députée de Paris, aristocrate mère de huit enfants et  écoeurée par tous ces machos,, le docteur Bernard Pons qui dénonce le rétrograde Ordre des médecins, Lucien Neuwirth, celui là même qui a arraché en 1967, dans cette même assemblée la loi autorisant la contraception et Jacques Chirac dubitatif mais un ami sincère de la première heure...

Pendant trois jours et deux nuits, 74 orateurs vont s’expliquer. Et finalement ce seront les plus farouches adversaires de Simone Veil qui vont renverser l’opinion. Leurs pantomines, leurs excès en faisant appel à la démographie ou au sacré, leurs croisades contre le sexe, frisant le grand guignol,  vont finir par excéder les indécis.

J’avais suivi, en son temps,  avec intérêt cet épisode historique  mais je ne m’étais pas rendu compte (ou était-ce édulcoré à l’époque ?) combien Simone Veil  avait été agressée dans sa dignité à l’époque.

En effet, un certain député n’avait pas hésité à la traiter de chienne en pleine séance et un autre avait évoquée devant l’ancienne déportée les fours crématoires auxquels elle allait livrer soi-disant des générations d’enfants.

La loi sera votée (284 voix pour   189 voix contre) le 29 novembre à 3 heures du matin.

Simone Veil, à qui un journaliste demandera s’il s’agit d’une victoire répondra « une victoire, je ne sais pas mais en tout cas un progrès »

Pour ma part, je pense que déjà rien que la contraception a été une merveilleuse conquête pour la femme. Ne pas subir mais désirer un enfant  quand on a le choix c’est une merveilleuse liberté mais cet avis ne concerne que moi ?

Je vous souhaite un excellent  week-end.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 15:44



Mais oui, j'ai gardé mon âme d'enfant.....

Pour donner  un peu plus de sens à la vie, je vous transmets une histoire vraie .

Il s’appelait Fleming, c’était un pauvre fermier dans le Ayrhire.

Un jour, alors qu’il tentait de gagner la vie de sa famille, il entendit un appel au
secours
p
rovenant d’un marécage proche.

Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu’à la

taille dans ce marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer.

Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort lente et cruelle.

Le lendemain, un élégant attelage se présenta à la ferme.

Un noble, élégamment vêtu, en sortit et se présenta comme étant le père du garçon

que le fermier avait aidé.

Je veux vous récompenser, dit le noble. Vous avez sauvé la vie de mon fils !

Je ne peux accepter de paiement pour ce que j’ai fait ! répondit le fermier écossais.

Au même moment, le fils du fermier âgé d’environ 10 ans vint à la porte de la cabane.

C’est votre fils ? demanda le noble. Oui, répondit fièrement le fermier.

Alors je vous propose un marché. Permettez- moi d’offrir à votre fils la même éducation qu’au mien.

Si le fils ressemble au père, je suis sur qu’il sera un homme duquel tous deux seront fiers.

Et le fermier accepta.

Le fils du fermier Fleming suivit les cours des meilleures écoles et, il fut diplômé de l’Ecole de L’Hôpital Sainte-Marie de Londres.

Porteur d’une grande aspiration, il continua jusqu’à être connu du monde entier.

En 1927, le fameux Docteur ALEXANDER FLEMING avait en effet découvert la pénicilline.

Des années plus tard, le fils du même noble qui avait été sauvé du marécage était atteint d’une pneumonie. Qui lui sauva la vie, cette fois ?...La pénicilline.

Comment s’appelait ce noble ? Sir Randolph Henry Spencer CHURCHILL et son fils,

Sir Winston CHURCHILL

Sir Winston CHURCHILL et Sir Alexander FLEMING restèrent amis toute leur vie.

Sir Alexander FLEMING décéda en 1955 à l’âge de 74 ans à Londres, Sir Winston CHURCHILL décéda en 1965 à l’âge de 91 ans à Londres. Ils sont enterrés dans le même cimetière.

Cette histoire me fait penser à l’effet « boomerang » où « on récolte ce qu’on sème » libre à vous de trouver d’autres  citations qui conviennent à cette histoire. Moi, elle m’a fort plus c’est pourquoi j’avais envie de la partager avec vous  Je vous souhaite une bonne soirée.


C'est très curieux et amusant à la fois. En cherchant une illustration de FLEMING sur GOGGLE, je suis tombée sur ce retificatif apelé "légende" et que je vous livre tel quel.
 

Tout le monde connaît l'histoire du père de Winston Churchill qui aurait payé l'éducation de Fleming après que le père de celui-ci eut sauvé de la mort le jeune Winston ; mais il n'y a rien de vrai. Selon la biographie due à Kevin Brown, l'Homme de la pénicilline : Alexander Fleming et la Révolution des antibiotiques, Alexander Fleming disait lui-même qu'il s'agissait « d'une bien belle fable ». Il n'a pas sauvé non plus Winston Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale. Churchill doit sa guérison à Lord Moran, qui a utilisé les sulfamides, puisqu'il n'avait aucune expérience de la pénicilline, à l'époque où Churchill est tombé malade à Carthage en Tunisie en 1943. Le Daily Telegraph et le Morning Post du 21 décembre 1943 ont écrit qu'il avait été sauvé par la pénicilline. Il est probable que, comme les sulfamides étaient une découverte allemande et que le Royaume-Uni était en guerre contre l'Allemagne, la fierté patriotique que suscitait la miraculeuse pénicilline a quelque chose à voir dans cette erreur.

Donc , virement de bord, autre citation, "il faut toujours vérifier ses sources." N'empêche, c'est comme le père noêl quand on est enfant, je suis un peu déçue que cette histoire ne soit pas vraie.Et vous

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:51
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Il a fait beau et doux donc nous avons pu effectivement aller au carnaval de Jargeau, qui célèbre sa 100e parution. Il s’agit du 2e défilé à une semaine d’intervalle. C’est le moment où jamais de parcourir les archives et de découvrir d’anciennes photos, car ce carnaval  traverse les époques qui changent...

Il est fêté depuis plus d’un siècle. Les plus vieilles cartes postales remontent à 1909. Mais on parle dans les registres de la ville « de réverbères qui s’éteignaient plus tard la nuit dans le mois de février » et ce dès 1856. On parle aussi de « boeuf gras » dès la fin du XIXe siècle.

L’esprit de carnaval est donc bien ancré chez les Gergoliens. Pour accéder à la virilité, la fécondité et l’abondance tout est permis car ce sont les biens sacrés de la vie. On peut donc se déguiser, changer de sexe, se couvrir de peau de bête....

Cette rencontre a résisté à presque tous les obstacles : à part les durs moments de la seconde guerre mondiale  et d’ailleurs dès 1946 ce carnaval a repris de plus belle car les gens avaient besoin de s’amuser après ces sombres moments. Les dimanches se vendaient quatre tonnes de confettis, et tous les Américains basés à Ardon participaient à la fête, et les musiques venaient de tous les villages aux alentours

Chaque année a son thème : deux  sont encore dans la mémoire des anciens « le régiment des Mandolines » en 1948 et plus récemment en 1990  « Gargantua «  qui fût ... gigantesque...

Et tout ce monde bénévole qui gravite autour de cette manifestation a bien du mérite car il n’y a pas si longtemps  ils confectionnaient  encore les chars dans un hangar pas chauffé, « la colle gelait et on tirait le grillage à la main » raconte les anciens. Mais c’était une grande famille qui se retrouvait régulièrement autour d’un objectif commun.

L’entrée fut payante quelques années jusqu’en 1991. Puis le carnaval fut annulé pour cause de guerre du Golfe par le maire. Mais la manifestation  avait une grande réputation qui dépassait les murs de Jargeau. Parfois, il y a même eu tant de monde dans le centre ville, que les carnavaliers étaient empêchés de passer une seconde fois dans les rues. Les foules s’amusaient follement.

De l’avis des organisateurs,  à présent,les gens participent moins, rigolent moins . Le lundi des farces, la tradition est d’aller dans chaque maison, masqués. Aujourd’hui personne n’ouvrirait....Les temps ont changé mais pas le carnaval...

Demain, nous quitterons les archives pour le carnaval 2010. En attendant, je vous souhaite une bonne soirée.

 


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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 15:17
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J'étais bien disposée ce matin, pleine dénergie j'ai mis toutes les machines en route, un petit ménage pour ranger tout le bric à brac qu'une puce de 3 ans peut sortir, en fait il faut 20 mn maximum pour une activité...Très contente de moi, je suis allée à labuanderie  pour étendre mon linge, en fait la machine a débordé (comme la pub Calgon à la télé) j'ai vite refermé la porte courageuse mais pas téméraire zorro va arriver.... ensuite j'ai voulu vider le lave-vaisselle qui lui n'a pas démarré apparement un problème de connection, il y a les voyants qui clignotent puis s'éteignent... J'en connais un qui va être content ce soir, dès fois qu'il ne savait pas trop quoi faire car moi, dans ces domaines là je suis nulle...
Je me demande si un petit lutin ne m'a pas tendu un piège ou a voulu me tester car je comptais parler du rire....Et bien je reste zen (les premières secondes c'est plutôt difficile) mais il n'y a pas mort d'homme quoique je n'aime pas essorer des heures......

Un petit soleil timide à l’horizon mais va t-il résister ? Pourtant quelle énergie on sent en soi, dès qu’il montre le bout de son nez.  Partie la morosité ambiante, on a envie de s’activer, de rire.

Rire, parlons en ? J’ai remarqué que les gens sont de plus en plus stressés, pressés, parfois j’assiste à des situations comiques mais personne ne rit et pourtant je suis sûre que je ne suis pas débile.

Dernièrement dans une émission, j’ai vu un documentaire qui parlait des « clubs du rire » ? Des gens se retrouvent autour d’un coach pour rire ensemble « sur commande ». Cet exercice appelé « yoga du rire » est un condensé  d’exercices inspirés du yoga et de la relaxation, car on rit bien plus souvent face à une situation vécue que suite à une blague ou un spectacle comique enfin parait-il car moi les trois me font rire... En fait, le rire active le diaphragme, active la circulation et par l’afflux d’oxygène qu’il provoque c’est bon pour le coeur. De plus, avec un bon fou-rire, le corps secrète les fameuses endorphines, qui apaisent naturellement  les douleurs. Le rire diminue le stress renforce notre système immunitaire  et embellit la vie. C’est le plus bel allié contre la dépression. Tout cela j’en suis intimement convaincue. Mais franchement faut-il fréquenter un club du  rire pour cela ? Je sais bien que le rire est communicatif mais je reste perplexe. Rien ne vaut une bonne situation burlesque où on rit aux larmes et qu’on raconte encore 20 ans après et ce genre de situation arrive quand même de temps en temps et le reste du temps on a bien des occasions de rigoler. Enfin c’est mon avis et je serai  ravie si vous me dites ce que vous en pensez.

La petite tornade dort à poings fermés d’où cet article. Elle part ce soir et demain les ados arrivent. Autres jeux, autres occupations mais finalement plus calmes.....

Dimanche, carnaval de Jargeau assez réputé et j’espère réussir quelques belles photos. Je vous souhaite, en attendant un excellent W.E. en espérant trouver une petite pause pour vous lire....

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